Publié le 19 Apr 2013 - 12:09
DOSSIERS DES BIENS MAL ACQUIS

Des responsables libéraux veulent négocier en catimini

Oumar Sarr est le Coordinateur national du Parti Démocratique Sénégalais

 

Si au niveau du Parti démocratique sénégalais (PDS), des militants et certains responsables politiques sont montés au créneau, pour promettre des manifs contre le régime, après l'emprisonnement de Karim Wade, plusieurs ''fortes gueules'' qu'on avait l'habitude d'entendre en pareille circonstance sont devenues inaudibles. La raison, selon des sources dignes de foi, c'est que certaines personnalités de l'ancien régime négocient ferme pour, nous dit-on, échapper aux rigueurs carcérales de la Maison centrale d'arrêt et de correction de Rebeuss.

 

En échange de quoi? Des milliards restitués sous cape et sans bruit ? Déjà, pour ne prendre que le cas de Pape Diop, ancien maire de Dakar avant de présider aux destinées du défunt Sénat, le fait qu'il n'ait pas été cité dans le dossier de la traque des biens mal acquis avait été si suspect que certains avaient pensé que Pape avait négocié en catimini. Ce qui avait du reste été démenti. Mais si Pape Diop avait été ainsi mis en épingle, il n'est en vérité que l'arbre pour masquer la forêt.

 

Car nuitamment et très discrètement, des médiateurs chaussent leurs babouches, pour essayer d'éviter la prison à certains. Certains marabouts influents seraient même entrés en scène sans bruit. Arguments de force, le pouvoir en place ne gagne rien en envoyant certains dignitaires de l'ancien régime en prison, s'ils acceptent de rembourser. Médiation pénale, version adoucie ? Ces manœuvres peuvent-elles aboutir? De sources proches du pouvoir, on assure que ce sera ''peine perdue'', parce que c'est maintenant une affaire de la Justice.

 

Pas si sûr, selon certains de nos interlocuteurs qui pensent que c'est la ''meilleure solution'' pour la sérénité dans le pays. Il faut signaler qu'outre Karim Wade, le Procureur spécial près la cour de répression de l'enrichissement illicite avait cité les noms d'Oumar Sarr, d'Abdoulaye Baldé, de Tahibou Ndiaye (ancien directeur du Cadastre) et Doudou Diagne (ex directeur de l'Urbanisme), Me Madické Niang et Samuel Sarr.

 

 

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