Publié le 25 Jun 2025 - 00:27
EXÉCUTION BUDGÉTAIRE TQ 2024

Hausse remarquable des investissements en 2024

 

À la clôture de l’exercice budgétaire 2024, le Sénégal a enregistré une mobilisation record de ses recettes, atteignant 4 005,21 milliards F CFA, soit 103,91 % des objectifs fixés par la loi de finances rectificative (LFR).

Cette performance repose essentiellement, selon le rapport, sur les recettes internes, en particulier fiscales, qui représentent plus de 96 % des ressources collectées.

Dans le détail, les recettes fiscales ont progressé de 176 milliards F CFA en glissement annuel pour atteindre 3 692 milliards F CFA. À l’inverse, les recettes non fiscales ont reculé, s’établissant à 184,99 milliards F CFA, contre 209,37 milliards F CFA en 2023.

Les dons extérieurs, majoritairement sous forme de dons en capital destinés à l’investissement, ont dépassé les attentes, avec 128,11 milliards F CFA mobilisés, soit près du double des prévisions. Ces financements proviennent principalement de partenaires comme la Banque mondiale, la GIZ, l’USAID et l’AFD.

Une hausse sensible des dépenses

En parallèle, les dépenses du budget général ont culminé à 6 506,16 milliards F CFA, soit 103,7 % des crédits ouverts. Elles se répartissent entre 4 239 milliards F CFA de dépenses ordinaires et 2 267 milliards F CFA de dépenses en capital, traduisant une nette accélération de l’investissement public, selon toujours le rapport du quatrième trimestre. 

Pour 2024, le rapport fait ressortir des investissements publics en progression. Avec 2 267,14 milliards F CFA de dépenses en capital, le niveau d’investissement a connu une hausse remarquable de 61 % par rapport à 2023, selon le rapport. Cette dynamique est portée par 952,75 milliards F CFA sur ressources internes et 1 314,39 milliards F CFA sur ressources extérieures, essentiellement issus de prêts projets. 

Les investissements exécutés par l’État restent modestes en volume, mais stratégiquement concentrés sur des secteurs prioritaires comme l’enseignement, les affaires économiques, la défense et la santé.

Les charges financières de la dette ont atteint 822,32 milliards F CFA, en hausse de 44,5 % sur un an. Cette progression est attribuée à l’alourdissement aussi bien de la dette extérieure (+179,5 milliards) que de la dette intérieure (+73,8 milliards).

Section: 
PRIX DES PRODUITS À L’IMPORTATION ET À L’EXPORTATION EN MARS 29026 : L’ANSD donne les raisons de leur accroissement
SOMMET AFRICA FORWARD À NAIROBI : Diomaye Faye plaide pour une solution à la dette
RAPPORT CENTIF 2025 : Des enjeux majeurs et des chiffres édifiants
STRATÉGIE NATIONALE DE L’ÉQUITÉ (SNE) L’État engage la concertation territoriale à Thiès
LANCEMENT DE LA TROISIÈME COHORTE DU EDTECH FELLOWSHIP : 45 millions de FCFA pour propulser les champions de l'éducation numérique
EL MALICK NDIAYE, PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE : “La dette ne doit plus être gérée dans l’urgence”
PRIX À LA CONSOMMATION EN AVRIL 2026 : Une hausse de 1,4 % portée par l’alimentation et les services
Activité économique
MOIS DE MARS 2026 : La balance commerciale est excédentaire de 183,8 milliards de FCFA
EXPLOITATION DES MINERAIS EN AFRIQUE : La masterclass du général Mbaye Cissé
DÉFAILLANCES EN SÉRIE DANS LES MARCHÉS PUBLICS : À acquis la faute ?
DGPRE
Hausse prix des matériaux de construction…
Promotion du tourisme souverain
TABASKI 2026 - FACE AUX INCERTITUDES REGIONALES : Les éleveurs appellent à une réaction rapide de l’État
RAPPORT SUR L’ÉTAT DES LIEUX DE L'ÉCONOMIE AFRICAINE Les risques de dégradation s’accumulent en Afrique subsaharienne
INSTALLATION DU CONSEIL STRATEGIQUE DE L'INITIATIVE PRESIDENTIELLE SUNUCHAMPIONS : Diomaye redéfinit les rapports entre l'État et le secteur privé
Tenure de l'eau
Banque mondiale
Projet West African Energy