Publié le 1 Oct 2012 - 22:59
LIBRE PAROLE

Ousmane Tanor Dieng et le Parti socialiste

 

 

Depuis quelques temps, le Parti Socialiste traverse des soubresauts. Certains diront une zone de turbulence. Cependant, force est de reconnaître que cette situation a tout l’air d’un complot orchestré par des camarades et des forces occultes qui sont en dehors du Parti. Objectivement, que reproche t-on au Président Tanor DIENG ? Certainement pas d’avoir tenu le gouvernail et d’amener le Parti là où il est aujourd’hui ? Pendant douze ans, le Parti a subi des brimades de la part de l’ancien régime libéral. Il était même question de faire disparaître le Parti de l’espace politique sénégalais.

 

Le Parti Socialiste est un parti où la démocratie a un sens. Mais dans un parti démocratique comme le nôtre, les contradictions se règlent à l’interne. C’est la tradition dans le PS. Ce n’est pas en faisant le tour des rédactions et en aboyant de gauche à droite comme des chiens enragés que les choses vont se régler. Le départ du Président Ousmane Tanor Dieng de la tête du Parti n’est pas à l’ordre du jour. L’écrasante majorité des camarades a encore besoin de lui, pour son courage, son abnégation, sa ténacité et son leadership.

 

Nous assistons à une lutte feutrée pour le pouvoir. Mais certains n’ayant pas confiance en eux marchent à pas feutrés et le visage masqué ; s’ils n’utilisent pas des hommes de main pour exécuter les sales besognes. Le Président Ousmane Tanor Dieng ne gère pas le PS comme un patrimoine personnel : suivez mon regard. D’aucuns lui reprochent sa durée à la tête du Parti. Au demeurant, ils oublient qu’OTD n’est pas vieux, bien au contraire, pour un politique il est très jeune. C’est sa génération qui est à la tête de beaucoup de pays africains, voire au-delà !

 

Le linge sale se lave en famille, dit l’adage. Que les gens pressées prennent leur mal en patience. Les instances du parti sont en train d’être convoquées sans pression interne, ni externe, mais selon un calendrier normal.

 

Loin de moi l’idée qui consiste à ne pas reconnaître à certains camarades leur droit irrépressible à défendre leurs opinions. Je suis un démocrate et un homme libre. Cependant, je suis contre les préjugés d’où qu’ils peuvent venir. Je défendrai tout camarade qui serait dans la même situation.

Je demande à certains camarades de savoir raison garder, de respecter la discipline du Parti, en attendant la réunion du Comité central qui sera convoquée très prochainement.

 

Serigne Ousmane BÈYE

Membre du Comité Central

Membre du Réseau des Universitaires

beyeouse@ucad.sn

 

 

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