Publié le 7 Jul 2012 - 08:32
MACKY SALL SUR LA MENACE TERRORISTE

 "Aucun pays Africain ne peut seul faire face"

 

Le président sénégalais Macky Sall a affirmé qu'aucun pays africain ne pouvait "seul faire face à la menace terroriste", en raison des "frontières poreuses" entre les pays du continent, vendredi à Paris, à l'issue d'un entretien avec François Hollande.

 

"Aucun pays, en tout cas africain, ne peut faire face seul à la menace terroriste puisque nous avons des frontières poreuses", a déclaré Macky Sall à la presse.

 

Selon lui, "il est extrêmement difficile pour nos pays, sans moyens d'investigation poussés, sans surveillance satellitaire, sans surveillance aérienne permanente combinée au contrôle terrestre, d'assurer l'étancheïté de la frontière". Il y a "urgence" à coordonner les efforts en ce sens dans la région.

 

Dans un communiqué diffusé peu après aux agences de presse, le président Hollande et son homologue sénégalais ont "rappelé leur ferme condamnation des destructions de patrimoine religieux et culturel survenues à Tombouctou, illustration de la folie destructrice des groupes terroristes occupant le Nord du Mali".

 

Ils se sont également "félicités que les Nations Unies les aient également dénoncées avec la plus grande fermeté", ajoute le communiqué.

 

"Comme le Conseil de Sécurité, la France et le Sénégal appellent tous les Etats de la région à coordonner leurs efforts pour lutter contre le terrorisme", indique-t-on de même source.

 

Par ailleurs, M. Hollande a "félicité" M. Sall pour "le caractère exemplaire de son élection à la présidence de la République, et s'est réjoui du bon déroulement des élections législatives tenues au Sénégal dimanche 1er juillet. Ces deux scrutins confirment la force et l'ancrage de la tradition démocratique du Sénégal", affirme la présidence française.

 

Le chef de l'Etat a également "confirmé la volonté de la France d'accompagner le Sénégal dans ses efforts de redressement économique, social et financier qui se traduira par le versement de la première tranche d'un prêt d'aide budgétaire d'un montant total de 130 millions d'euros".

 

JeuneAfrique

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