Publié le 28 Jun 2021 - 14:19

Ministre de la justice 

 

"Je ne répondrai pas au coup de pied de l'âne. Mais je ne suis pas un chrétien non plus, je suis un musulman...c'est un chrétien qui donne la joue gauche après une gifle à la joue droite." dixit le Ministre de la Justice. 

Comment un ministre peut se permettre de s'exprimer ainsi ? Inadmissible ! En plus à l'Assemblée Nationale.

Que le Seigneur veille sur notre pays.

Que #signifie cette #parole de Jésus : « Si quelqu’un te #gifle sur la #joue #droite, tend lui aussi l’autre. » (Mt 5, 39) ?

Loin d'être une invitation à la passivité devant la violence ou l'injustice ou encore à la soumission à l'oppresseur, cette parole évoque paradoxalement un geste de protestation. Tout le contraire d'un appel à une acceptation volontaire et résignée des mauvais coups reçus des autres, comme beaucoup le pensent.

En effet, à l'époque de Jésus, la gifle du revers de la main était le geste d’une grande humiliation d’un « supérieur » à l’égard d’« inférieur ». En demandant de présenter l’autre joue, à savoir la joue droite, forçant le maître à les frapper comme un égal, Jésus invite les humiliés à contester ce droit de ceux qui se croyaient supérieurs aux autres de les humilier et à affirmer ainsi leur dignité. Par cette recommandation, il appelle également à placer l'oppresseur face à sa propre conscience et à le désarmer par une attitude humble et patiente. 

Face au mal, à l'injustice et à toute autre forme de violence, les chrétiens ne sont donc pas invités à se conduire en pleutres ni à répondre par la violence, mais à y faire face par une surabondance de bien, de pardon, de prière et de bénédiction tout en affirmant leur dignité et en mettant l'agresseur face à sa conscience et sa responsabilité. 

« Si quelqu'un veut te poursuivre en justice, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t'emprunter, ne tourne pas le dos ! » (Mt 5, 38 - 42).

 Chrétien yomboul!

PAR ABBE ROGER GOMIS

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