Publié le 16 Mar 2013 - 21:20
MISE EN DEMEURE SERVIE POUR UN MONTANT DE 694 MILLIARDS

Le compte à rebours pour Karim Wade

 

Le procureur spécial a mis en demeure, vendredi, l’ancien ministre Karim Wade de justifier des avoirs, estimés à 694 milliards de francs Cfa, qu’il posséderait. Le fils de l’ex-président de la République a donc un délai d’un mois pour y parvenir, au risque de rejoindre son ami, Thierno Ousmane Sy, en prison.

 

 

 

Le fils de l’ex-président de la République, Abdoulaye Wade, échappera-t-il à la prison ? Karim Wade a, en tout cas, un mois pour justifier ses avoirs qui, selon la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), sont estimés à 694 milliards de francs Cfa. Le procureur spécial, Alioune Ndao, qui lui a servi, vendredi, une mise en demeure, reproche à l'ancien ministre et patron de l'Anoci d’être ''le propriétaire de Dubaï port world, évalué à 391 milliards, tout comme il serait le propriétaire de la Bmce (Banque marocaine du commerce extérieur), des sociétés AHS Sénégal, Niger, Jordanie, Ghana'', dans lesquelles le nom de Bibo Bourgi, un ami de Karim Wade, est cité.

 

En tout cas, ces révélations sont de Me El Hadji Amadou Sall, qui faisait face à la presse.

 

Selon le conseil de Karim Wade, il est aussi reproché à son ''frère'' de parti d’être ''le propriétaire de l’aéroport de Malobo (Guinée équatoriale)'', y compris le domicile du Point E où son père, Abdoulaye, a toujours vécu. Ce qu’il dément, estimant qu’''on remet en cause les énonciations des registres fonciers, les énonciations des actes notariés'', dans le seul but de ''justifier l’injustifiable et d'évaluer une somme qui paraîtrait colossale''.

 

Pour Me Sall, ancien ministre de la Justice, ''après 8 mois d’enquête'' au cours de laquelle ''tous les grands États ont été mis à contribution (les États-Unis, l’Angleterre, la Grande Bretagne, la France, le Fmi et la Banque mondiale), la montagne aura accouché d’une souris''. De quoi renforcer ses convictions sur, au moins, deux choses : ''Karim ne dispose pas d’un compte à l’étranger ; et il n’est à la tête d’aucune société.''

 

 

 

DAOUDA GBAYA

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