Publié le 15 Nov 2023 - 10:36
PRÉSIDENTIELLE 2024

Le bouillonnement politique*

 

L'élection présidentielle de février 2024 s’approche à grands pas. Ce qui occasionne un bouillonnement à nul autre pareil sur l'échiquier politique.

En effet les formations politiques rivalisent d'ardeur pour rallier le maximum d'électeurs à leur cause

Dans ce sillage Monsieur Amadou Ba a été désigné candidat de notre coalition : la coalition Benno Book Yakaar.

A partir de ce moment, ce qui importe pour nous responsables de cette grande coalition, c’est de bien camper le contexte pour mieux s'organiser avant de s'orienter vers les populations pour solliciter leur suffrage.

Il est de notoriété publique qu'après les revers subis aux locales et aux législatives dans certaines localités, nous devons aller à la reconquête des bastions perdues, gage de notre succès au soir du 25 Février 2024.

Voilà le contexte dans lequel se trouve notre coalition.

S'entêter dans le déni c'est entretenir les germes d’un probable disconvenu.

En demeurant, il ne faudrait pas que l'on soit borné par des mobilisations tape à l'œil caractérisées par une course effrénée au parrainage et au positionnement - repositionnement, c'est forts de toutes ces raisons que nous disons que les faux pas des locales et des législatives avec leur mauvais casting doivent être évités. C'est bien possible si nous osons le faire. Car, c'est un minimum d'équilibre et de clarté politique qui nous faut, sans quoi, on risque de saper et de dynamiter notre coalition.

Cet équilibre réside d'abord dans le choix des hommes et femmes devant gérer les comités électoraux. Il s'agira ici d'être lucide et objectif pour ne pas tomber dans le favoritisme.

Donner à chacun la place qu'il mérite en fonction des réalités du terrain devra être notre crédo.

Évitons de mettre en avant des critères du genre tel ou tel autre est proche du Président ou d'un quelconque autre haut responsable de la coalition.

Cela participe à fragiliser les bases de la coalition.

L'histoire doit servir à quelque chose. En effet ce sont ces genres de considérations qui nous ont fait perdre dans certaines localités.

Malheureusement, jusqu'à présent aucune action n’est entreprise pour enrayer ce mal qui gangrène la coalition .Changeons de cap dans le choix des hommes pendant qu'il est temps.

Nous avons les ressources suffisamment outillés qui peuvent porter haut l'étendard de Benno.Il ne sert à rien de faire du recyclage car les mêmes causes vont produire les mêmes effets.

En plus, il me semble utile de jeter un regard sur les organes du Parti.

A ce niveau, le ras le bol généralisé, du moins en ce qui concerne le MNAR, doit prendre fin. Nous ne reviendrons pas sur la marginalisation dont nous avons été longtemps victimes. Tout au plus, nous voudrions attirer l'attention sur le changement de paradigme opéré par les arabophones et les domou Daara.

En effet, cette frange importante de la population s'intéresse de plus en plus à la gestion des affaires de la cité. La preuve est qu'actuellement on les retrouve dans beaucoup d'assemblées électives comme les conseils départementaux et les conseils municipaux. C’est dire qu'ils bénéficient de la confiance des populations. A ce niveau, on doit les responsabiliser dans les comités électoraux qui seront mis en place.

En tout état de cause, nous militons pour une implication des domou daara et des arabisants, tout au long du processus, et à toutes les stations de la coalition chargées de gérer les élections. Nous revendiquons notre place dans les instances de décisions. Mieux nous voulons être responsabilisés, en tout cas, si tant est vrai que nous voulons capter les voix de ces milliers de Sénégalais, qui à coup sûr, peuvent faire basculer la balance.

La balle est dans le camp de Monsieur Amadou Ba Premier Ministre et non moins candidat à l'élection présidentielle pour le compte de la coalition Benno Book Yakaar.

Il faut rappeler que ce sont de hauts cadres diplômés des plus grandes universités, des maîtres coraniques qui ont très tôt porté le combat du Yonou Yokouté jusqu'à sa déclinaison en référentiel de gouvernement dénommé PSE. Mais hélas, ils n'ont jamais été traités à la hauteur des nombreux sacrifices qu'ils ont consentis pour élire le Présenter Maky Sall. Pourtant ils sont toujours là, prêts à mouiller le maillot.

En conclusion, l'objet de cette contribution est de sensibiliser sur certains maux qui peuvent freiner notre marche vers la victoire. En prendre conscience sera évidemment un pas franchi dans cette marche vers la victoire. Cela commence par considérer les structures du parti avec le même égard. Car, elles sont toutes d’égale dignité.

Souleymane GADIAGA

 

Section: 
NOUVEAU CODE DU TRAVAIL : Penser l’emploi au-delà du salariat
LES INONDATIONS À DAKAR : Le Plan Jaxaay, révélateur d’incohérences politiques
DE L’IDÉAL SOUVERAINISTE AU MIRAGE POPULISTE : Sonko et l’impossible héritage
Mimi Touré, la faiseuse de destins
LE MUSÉE AFRICAIN DU FUTUR : Un patrimoine vivant au service de la création et des publics
Le mépris du peuple est aussi est un symptôme de l’aliénation systémique
L’AJUSTEMENT PROGRESSIF : La seule vraie solution économique au contexte sénégalais
DE LA DÉMISSION DE LA PENSÉE : Quand l’intellectuel se fait courtisan
RÉGULER POUR TRANSFORMER : Les sept priorités d’une ARTP au service du Sénégal numérique
LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, M. BASSIROU DIOMAYE FAYE, ET AU DG DE L'APIX, M. BAKARY SÉGA BATHILY 600 hectares de Toubab-Dialaw : vous n’avez pas le droit de sacrifier un peuple
Chroniques pour un Sénégal souverain et juste N° 01 · Août 2026 De la croissance aux citoyens : Pour une transformation territoriale de la performance économique du Sénégal
Le Parti socialiste n’est pas à vendre
AGETIP : Qu’en est-il en termes de procédure ?
DISCOURS DU PR PAPA FARY SEYE : QUAND LA PAROLE ÉDUCATIVE DEVIENT UNE PENSÉE DE LA RÉPUBLIQUE Un discours pour penser l’excellence, l’école et la République
Comment mettre le savoir au service du pouvoir au Sénégal ?
LES FONDS SPÉCIAUX AU SÉNÉGAL : Une catégorie fantôme dans la République ?
MOBILISER LA DIASPORA SCIENTIFIQUE : De l’opportunité à la stratégie pour le Sénégal et l’Afrique
RECOMPOSITION POLITIQUE POST-ALTERNANCE : Le débat initié par le ministre Abdou Fall sur les mutations en cours du système partisan sénégalais, mérite désormais d'être regardé comme un véritable exercicPréparer une succession ou réinventer une espérance ?
LE GRAND MAGAL DE TOUBA : Un puissant levier de souveraineté économique pour le Sénégal
POLITIQUES ENVIRONNEMENTALES AU SÉNÉGAL : Entre urgence climatique, gouvernance internationale et réalités locales