Publié le 24 Aug 2026 - 20:18
SÉNÉGAL 2050 - ÉTAT – SECTEUR PRIVÉ

Une alliance scellée autour de 1 195 Milliards FCFA d'investissements

 

Lors d’une journée de travail marathon présidée par le Ministre Alain Diouf, le Club des Investisseurs Sénégalais (CIS) a dévoilé un portefeuille stratégique de 16 projets structurants. Avec à la clé 32 000 emplois attendus et sans solliciter les deniers publics, le patronat local affirme sa volonté de devenir le bras armé de la transformation économique du pays.

 

Un grand coup dans le secteur de l'emploi, voilà la visée commune entre l'Etat du Sénégal et le secteur privé national. C'est dans cette optique qu’une journée de travail cruciale s'est tenue ce jeudi 20 au siège du Club des Investisseurs Sénégalais (CIS). Selon un communiqué exploité par EnQuête, cette rencontre marathon présidée par le ministre auprès du Président de la République chargé du suivi, du pilotage et de l’évaluation de l’Agenda National de Transformation Sénégal 2050, Alain Diouf, marque un tournant décisif dans le partenariat stratégique entre l'État et le patronat local.

Cette séquence s'inscrit dans un contexte de renouvellement stratégique pour le CIS. Installé le 20 juin 2026, le nouveau bureau du Club s’est doté d’un plan stratégique à l’horizon 2030, avec l’ambition déclarée de faire du CIS « un partenaire clé et de référence de l’État du Sénégal dans la réalisation de projets à fort impact économique et social ».

Présentant la nouvelle feuille de route pour la période 2026-2028, le président du CIS, Amadou Ly, a souligné la ferme détermination des investisseurs nationaux : « L’objectif est clair : passer du plaidoyer à l’action et démontrer, par des réalisations concrètes, la capacité des investisseurs sénégalais à contribuer directement à la transformation du pays. »

Au cœur des travaux figure un portefeuille conséquent de 16 projets structurants portés par 13 investisseurs membres du CIS. Représentant près de 1 195 milliards FCFA d'investissements potentiels et près de 32 000 emplois attendus, ce programme devrait également générer environ 278 milliards FCFA de recettes fiscales sur ses cinq premières années d'exploitation.

L'examen minutieux projet par projet a permis de constater qu'une bonne partie des obstacles à la mise en œuvre pouvait être levée sans engagement financier de l'État. Les demandes formulées portent avant tout sur l'obtention des autorisations et agréments, l'accès au foncier, les exonérations prévues par les textes, l'accélération des procédures, la coordination interadministrative et le respect de la préférence locale « appliquée là où la compétence locale existe ».

Au terme des échanges, le Ministre Alain Diouf a exprimé une vive satisfaction quant à l'autonomie financière des promoteurs nationaux : « L'une des principales satisfactions de la journée réside dans le constat que les projets présentés ne requièrent pas un concours du budget de l'État ou de financements publics. Les investisseurs disposent déjà de projets structurés, financés ou en cours de financement, et leurs principales attentes vis-à-vis de l'État concernent davantage la facilitation administrative que l'appui financier direct. »

Donc, afin d'assurer une exécution fluide, l'État et le CIS ont acté la mise en place d'un cadre permanent de concertation et de suivi qui aura pour mission de poursuivre les échanges, d'assurer le suivi régulier des engagements, « d'identifier rapidement les blocages résiduels et d'accélérer la mise en œuvre des projets ».

Également, les débats ont accordé un accent particulier à la jeunesse et à l'entrepreneuriat féminin. Ainsi le CIS prévoit la mise en place d'un fonds d'amorçage ainsi que des dispositifs de mentorat, de conseil et d'accompagnement, afin de « favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de champions économiques nationaux ».

MAMADOU DIOP

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