Publié le 25 May 2012 - 16:57
SÉNAT

Niasse distribue les sièges

 

Le 8 juin 2012, c’est la date limite pour le dépôt des listes pour les sénatoriales. Déjà, la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) s’attelle à la clé de répartition entre les souteneurs de Macky Sall. Selon des sources bien informées, la coalition Benno Siggil Senegaal (BSS) devrait avoir 5 sièges. Idem pour la coalition Benno ak Tanor. S’agissant de BSS, EnQuête a appris que les 5 sièges sont réservés aux alliés de Moustapha Niasse. Il s’agit de Mamadou Diop, ancien maire de Dakar, ancien ministre d’Etat de Wade chargé de la provincialisation, et leader du Bloc pour la démocratie et la solidarité (BDS), du Pr Madior Diouf, du Rassemblement national démocratique (RND) qui se plaignait il n’y a guère longtemps, dans les colonnes de La Gazette, de son absence sur les listes électorales pour les Législatives. Le Rassemblement pour le socialisme et la démocratie Takku defaraat Senegaal (RSD/TDS) de Robert Sagna sera représenté à la Chambre haute par Moussou Kéba. Le Secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le Fédéralisme/Mboolo mi (Udf/Mboolo-mi) est également désigné dans le quota de Niasse.

 

Mais la présence de ce dernier sur les listes suscite curiosité. En effet, le constitutionnaliste avait, au cours d’une conférence de presse, demandé la suppression du Sénat qu’il juge ‘’inutile’’ et budgétivore. Mieux, il avait rappelé que ‘’la suppression du Sénat faisait partie des conclusions des Assises nationales’’. Si cette institution devait être maintenue, le Pr Sy avait alors demandé que ‘’la question soit discutée au sein de la large coalition Benno Bokk Yaakaar, pour sa suppression. Ou à la limite, qu’elle subisse une réforme’’. Nos tentatives pour avoir la réaction du Pr. Demba Sy sont restées vaines.

 

Pour rappel, le Sénat avait été institué par l’ancien Président, Me Wade, le 31 janvier 2007. Il compte 100 membres, dont les 35 sont élus au suffrage universel indirect par les élus locaux. Alors que les 65 autres sont nommés par le président de la République, après avis du président de l’Assemblée nationale et du Premier ministre.

 

Section: 
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor
NOMINATION DE SUPERVISEURS ADJOINTS : Diomaye Faye muscle son appareil politique
POLITIQUE : Suspicions généralisées au sommet de l’État
L'AFFAIRE ASER OCCUPE LE DEVANT DE LA SCÈNE Du livre de Bachir Fofana à la conférence de Thierno Alassane Sall
ASSEMBLEE GÉNÉRALE PS DEMAIN : L’Union régionale de Dakar dénonce des appels à la violence
Alain Diouf remplace Aminou Lo…
Pastef-Les Patriotes
RÉINTÉGRATION D’OUSMANE SONKO : La compétence du Conseil constitutionnel à l’épreuve
DAKAR ARENA : Ousmane Sonko scelle sa rupture avec Diomaye Faye