Publié le 7 Mar 2013 - 23:05
TRAQUE DES BIENS MAL ACQUIS

 «Aucune autorité n'a le droit de transiger sur les deniers publics»

 

Le M23 réuni hier au siège de la Raddho à Dakar a réitéré sa position de principe sur le débat autour de la traque des biens mal acquis. Dans une note remise à la presse et signée de Me Mame Adama Guèye, le mouvement du 23 juin s’opposent «vigoureusement à toute velléité de traitement transactionnel par la voie de la médiation pénale''. Au contraire, il réaffirme sa position ferme de soutien à la justice pour la traque ''des prédateurs qui ont pillé le pays''.

 

Appréciant la clameur suscitée par les contradictions dans le pouvoir sur cette question, le M23 estime qu'au-delà de la ''cacophonie, il est constant que le gouvernement a retenu, avec certainement l’aval du président de la République, la possibilité de recourir à la médiation pénale''. Ainsi, relève Me Mame Adama Guèye, cette option proposée par les autorités «viole l’esprit et la lettre du texte qui instituent la médiation pénale dont la finalité est d’éviter l’engorgement des juridictions pénales.» Elle relève du «détournement de la loi et de la violation de l’Etat de droit.» C'est pourquoi la loi doit s’appliquer dans toute sa rigueur car «les textes en matière de détournement de deniers publics et sur l’enrichissement illicite sont sans équivoque», souligne-t-il.

 

Du reste, aucune disposition de ces lois «ne permet de recourir à la médiation pénale». Par conséquent, le président de la République et son gouvernement «doivent laisser la justice traiter en toute indépendance les dossiers dont elle est saisie.» Rappelant les dispositions de la loi, Me Mame Adama Guèye note qu'aucune autorité, «fût-ce le président de la République, n’a le droit de transiger sur les deniers publics».

 

PIERRE BIRAME DIOH

 

 

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