Horizon Sans Frontières alerte sur les conditions de détention à la prison de Dar Naïm

Horizon Sans Frontières (HSF) a lancé une alerte sur la situation de plus de cent migrants sénégalais actuellement détenus à la prison de Dar Naïm, à Nouakchott, en Mauritanie. Dans un communiqué, l'organisation fait état de conditions de détention qu'elle juge particulièrement préoccupantes et appelle les autorités sénégalaises à agir en urgence.
Selon HSF, les informations recueillies auprès des détenus et de leurs familles font état d'une forte surpopulation carcérale, de conditions d'hygiène dégradées, d'un accès limité aux soins médicaux et d'une prise en charge insuffisante des détenus malades.
L'organisation rapporte également que plusieurs personnes souffrant de maladies chroniques ou d'infections ne bénéficieraient ni de consultations médicales régulières ni des médicaments nécessaires à leur traitement. Une situation qui, selon elle, fait peser de graves risques sur la santé des ressortissants sénégalais incarcérés.
Dans son communiqué, HSF indique que les familles des détenus vivent dans une profonde inquiétude. Épouses, enfants et proches dénoncent notamment le manque d'informations sur l'état de santé de leurs parents emprisonnés et redoutent une dégradation de leur situation.
Face à ce qu'elle qualifie de situation alarmante, Horizon Sans Frontières demande aux autorités sénégalaises d'engager sans délai des démarches auprès des autorités mauritaniennes. L'organisation sollicite notamment un accès immédiat aux soins médicaux pour les détenus malades, ainsi qu'une amélioration de leurs conditions de détention.
HSF plaide également pour une intervention diplomatique afin de s'assurer du respect des droits fondamentaux des ressortissants sénégalais détenus et de leur garantir un traitement conforme aux conventions internationales relatives aux droits des personnes privées de liberté.
Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte où la question des migrations et des conditions de détention des ressortissants étrangers en Mauritanie fait régulièrement l'objet d'interpellations de la part d'organisations de défense des droits humains.






