Publié le 8 Jun 2012 - 09:24

Wade, une fin de règne tragi-comique

 

La conférence de presse de trop que l’ex-Président de la République Wade a tenue le 25 mai dernier, relayée en direct par certains médias qui sont entretenus par lui, a permis au commun des Sénégalais de bien saisir les véritables contours du personnage de l’homme qui a dirigé pendant 12 ans notre pays.

 

La déclaration liminaire de Me Wade et ses réponses aux questions des journalistes, confirment les propos de ceux qui disaient que l’élection de Me Wade en 2000 est un accident de l’histoire. A travers ladite conférence de presse, du reste très terre à terre, vulgaire à la limite, il a fait preuve d’impertinence, d’incompétence qui contredit les études qu’on lui attribue. L’ex-Président Abdoulaye Wade tout au long de cette conférence de presse que lui ont imposé sa famille et quelqu’un des ses collaborateurs qui ont pris peur à la seule évocation des audits, verse dans la tragi-comédie. Hier adulé, vénéré, considéré comme la seule constante et représentant de Dieu au Sénégal par ses partisans, il est aujourd’hui, de par son comportement, désavoué, détesté voire rejeté par ses mêmes partisans.

 

 

«Cet homme a pris la boule»

 

Au vu de ce qui se déroule sous nos yeux, cet homme a pris la boule et s’en prend de manière satanique à ceux qui étaient ses plus proches collaborateurs tant dans l’appareil d’Etat que dans son parti, le PDS. Comme un démon assoiffé de sang, il dévore ceux qui étaient ses enfants d’emprunt pour protéger ses enfants biologiques. Abdoulaye Baldé est accusé gratuitement et sans preuve et droit de détournement de fonds à l’ANOCI, pour bunkériser son fils Karim Wade qui, bien que Président du Conseil de surveillance, était le premier responsable de la gestion de cette agence. Pour ceux qui savent consulter les astres, cette nouvelle posture, indigne d’un ex-Président de la République, n’est rien d’autre qu’une punition de Dieu, la seule et unique constante. Aussi longtemps qu’il restera dans ce pays, où il a fait trop de mal, il sera toujours dans des difficultés voire dans des déboires. Pape Diop son ex-alter ego qu’il traîne dans la boue aujourd’hui, qu’il accuse de tueur d’albinos est pourtant dépositaire de beaucoup de secrets très sensibles le concernant. Si Pape Diop se mettait à table pour déballer tout ce qu’il sait de son ex mentor Wade, ce dernier risquerait de finir ses jours en prison comme Manuel Noriega ou Charles Taylor.

 

 

«Simple justiciable»

 

Me Wade doit savoir définitivement que depuis le 2 avril 2012, date de sa passation de pouvoirs avec le nouveau Président Macky Sall, il est redevenu simple citoyen, justiciable comme tout le monde. S’il commet des infractions, délits ou crimes, il sera poursuivi par les juridictions ordinaires de notre pays. Il n’y a pas d’immunité pour un ex-Président de la République au Sénégal. Si Me Wade pense qu’en ouvrant le feu sur tout le monde, et sur tout ce qui bouge, ses partisans et sur le nouveau régime, il pourra provoquer le renoncement aux à ces audits qui le hantent tant ainsi qu'à l’audition des membres de sa famille et de quelques protégés, il se trompe lamentablement... Et comme je l’ai déjà dit par ailleurs, un ex-Président de la République averti en vaut...quatre.

 

MOUSTAPHA FALL « CHÉ»

Secrétaire général de Action patriotique

de libération (APL)

 

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