Publié le 13 Jan 2012 - 16:26
INVITÉ DE LA LIBRAIRIE ATHÉNA

Bachir Diagne et Boris Diop pensent à un monde plus humain

Souleymane Bachir Diagne, professeur de philosophie

 

''S’il ne tenait qu’aux grands acteurs de la mondialisation, les capitaux circuleraient parfaitement mais les êtres humains resteraient chez eux'', a dénoncé le professeur de philosophie Souleymane Bachir Diagne, hier, à Dakar. C'était lors d'un débat sur le sujet à l'initiative de la librairie Athéna et auquel était également convié le journaliste et écrivain Boubacar Boris Diop.

 

 

 

Selon l'agrégé de philosophie, les acteurs de la mondialisation ne souhaiteraient voir ni de Maliens arrivant en Europe, ni Sénégalais suivant les grands flux de capitaux arrivant au Canada. L'enseignant à l'Université Coloumbia de New York a ajouté que, malheureusement, cela ''vient avec le territoire'' comme on dit en américain, c’est-à-dire qu'on ne peut pas avoir l’un sans l’autre. A son avis, l'urgence philosophique du moment est de penser l’ensemble des êtres humains comme ''une humanité une'', dans le but de donner un visage humain à la mondialisation.

 

 

 

De son côté, le journaliste et écrivain Boubacar Boris Diop pense que faire la littérature, c'est vouloir rendre le monde merveilleux. Il s'est prononcé sur l'expérience du Rwanda. A en croire l'auteur de ''Murambi, le livre des ossements'', à entendre les victimes et savoir que pendant cent (100) jours, dix mille (10 000) personnes se sont fait massacrer chaque jour dans des conditions abominables sans aucune intervention des Nations unies. C'est simplement comprendre que ''l'Afrique ne fait rien de nouveau, elle fait comme d’habitude'', a déploré M. Diop.

 

Antoine DE PADOU

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