Publié le 4 Jul 2013 - 00:46
AUDIOVISUEL - PASSAGE DE L’ANALOGIQUE AU NUMERIQUE 

Déjà du retard et 30 à 40 milliards à trouver !

 

Selon le DG de la RTS, le basculement vers le numérique prévu en 2015 pour le secteur de l'audiovisuel a pris du retard. D'où la suggestion de faire de la Radio télévision sénégalaise le pivot de l'opération...

 

Le 17 juin 2015 marquera la fin de la radiodiffusion analogique au profit du numérique. A moins de deux ans de cette date, le Sénégal s’attelle déjà à être au rendez-vous. Depuis plus d’un an, notre pays a engagé des concertations nationales qui ont abouti à la validation d’une stratégie nationale de passage de l’analogique au numérique.

Mais ce basculement nécessite des moyens financiers importants. Et selon le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Cheikh Bamba Dièye, ‘’cela nécessitera dans certaines conditions 30 à 40 milliards’’ de francs Cfa d'investissement. ‘’Le Sénégal continuera de mobiliser tous les moyens nécessaires pour accompagner ce processus. Ce passage va marquer une grande révolution dans les médias, notamment la modernisation de la diffusion’’, a-t-il indiqué. Pour la plupart des pays africains, le passage au numérique reste un défi à relever. C’est pourquoi le Sénégal accueille depuis hier un séminaire sous-régional sur le thème ‘’Les médias face aux défis du numérique’’.

Cette rencontre, organisée par la Commission nationale sénégalaise pour l’UNESCO a regroupé 6 pays d’Afrique francophone. Le passage de l’analogique au numérique n’est pas simplement une opération technique, souligne Youssouph Ouattara, représentant la directrice de l’UNESCO BREDA. ‘’Au plan économique, les opérateurs de radiodiffusion doivent avoir des fonds supplémentaires pour l’acquisition du matériel. Au plan socioculturel, cette transition ne doit pas créer des citoyens de première zone et des citoyens de seconde zone. Elle devra bénéficier à tous sans exclusion’’, poursuit-il.

Mise en place d’une plateforme multiplexeur

Cette transition constitue une révolution technologique qui se manifeste par l’amélioration qualitative de l’image et du son et l’apparition de bouquets avec plusieurs chaînes thématiques. Avec le passage au numérique, il doit être mis en place une plateforme multiplexeur. Son rôle, d'après le Directeur général de la RTS, Racine Talla, est de regrouper les programmes des différentes chaînes avant le transport et la diffusion. Pour la mise en place de cette plateforme, la RTS doit être mise à contribution du fait de son ancienneté et de son expertise dans le domaine, suggère-t-il. ‘’Nous sommes à deux ans de l’échéance et il y a un petit retard dans le choix de l’opérateur qui va se charger de la plateforme. La RTS a une longueur d’avance sur les autres en termes de moyens techniques et humains et nous proposons que son expertise soit mise à contribution’’, ajoute-t-il.

 

 

 

 

 

 

 

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