Publié le 22 Aug 2013 - 15:45
CRISE EN ÉGYPTE

 Les Frères musulmans responsables, selon l'Ambassadeur d'Égypte

 

L’ambassadeur d’Égypte, Hesham Mohamed Maher, a dénoncé hier lors d'un point de presse, les actes de violences qui prévalent en Égypte à l'heure actuelle. Selon lui, seuls les Frères musulmans sont responsables des exactions perpétrées sur le terrain.

 

 «La situation qui prévaut en Égypte n'est en aucun cas un coup d’État militaire. Bien au contraire, elle est l'expression d'une volonté populaire. Et l'armée n'a fait que protéger et accompagner le peuple dans ses attentes.» C'est ce qu'a déclaré l'ambassadeur d’Égypte au Sénégal, Hesham Mohamed Maher, face à la presse hier. Selon le diplomate, il est curieux de parler de coup d’État militaire dans un pays où l'armée ne gouverne pas, mais plutôt le président de la Haute Cour Constitutionnelle. A cet effet, il affirme que seuls les Frères musulmans sont responsables de la situation de chaos à travers leur volonté de semer le trouble et l'insécurité.

Pour M. Maher, les «Frères» ne se sont pas contentés de s’accaparer du pouvoir. Ils ont créé un conflit stérile avec les institutions judiciaires, mené un combat médiatique à travers la fermeture des chaînes satellites critiquant leur régime et engagé un combat intellectuel à travers la nomination d'un ministre de la Culture islamiste. A cela, s'ajoutent les actes de meurtres, tortures, viols qui ont envenimé la vie des populations depuis le 3 juillet. A ses yeux, ils ont décidé de mener une véritable guerre quotidienne contre l’État égyptien. «L’Égypte fait face à un terrorisme organisé par les Frères musulmans», a tonné Mohamed Maher. «C'est la réalité que les médias internationaux n'ont pas transmis souvent'', a-t-il déploré.

Par ailleurs, Hesham Maher a laissé entendre que le gouvernement intérimaire n'acceptera sous aucun prétexte un acte de déstabilisation par la confrérie des Frères musulmans. De ce fait, il soutient que le gouvernement ne dialoguera plus avec ceux qui ont vu ''leurs mains maculées par le sang égyptien'' et est déterminé à combattre le terrorisme et la violence dans l'ultime but de sortir le pays de la crise.

 

Refus de toute ingérence étrangère

En outre, Hesham Mohamed Maher a déploré la position de la communauté internationale, à savoir la France, l'Allemagne, la Turquie, etc.. Selon ses propos, ces puissances étrangères n'ont pas fait une vraie lecture de ce qui se passe dans son pays et leur attitude ne règle guère la situation. C'est pourquoi, il souligne que l'Égypte refuse toute ingérence étrangère dans le règlement de ses affaires internes. Aussi, a-t-il rappelé que Le Caire rejette la décision prise par le Conseil de paix et de sécurité de l'Union Africaine de suspendre la participation de l'Égypte aux activités de ladite Institution. De plus, Hesham Maher a indiqué que l'Égypte attend à l'heure actuelle une position ferme des «pays africains frères» dans ce combat. «Toute attitude ne condamnant pas les actes terroristes perpétués en Égypte au cours de ces derniers jours pourrait donner de faux messages à ces groupes terroristes d'être soutenus par les pays africains'', a-t-il insisté.

 

 

 

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