Publié le 9 Dec 2013 - 22:36
HUITIÈME ÉDITION DU FESTIVAL LES BLUES DU FLEUVE

Pape Diouf, Coumba Gawlo Seck et Cie, pour le bonheur des gens du Nord

 

 

Il n’y a pas eu que des chanteurs haal pulaar et mauritaniens lors du festival ‘’Les blues du fleuve’’, tenu à Podor, du 6 au 8 décembre. La programmation a changé cette année, au bonheur des Podorois.

 

La huitième édition du festival «les blues du fleuve» a vécu, ce week-end à Podor. Contrairement aux précédentes, cette édition a accueilli une palette d’artistes aux styles différents. Jusqu'ici, le festival initié par Baaba Maal enregistrait la participation de beaucoup plus d’artistes haal pulaar. Cette année, Baaba Maal a cassé le rythme avec un plateau très varié. Il est sûr que les Podorois n’oublieront pas de sitôt les prestations de Pape Diouf et Coumba Gawlo Seck. L’auteur de ‘’Dioffior’’ était très attendu.

Il n’a pas déçu ses fans qui se sont laissés aller sur la piste, dès que l’orchestre a commencé à jouer les premières notes de «rassatou». Plus Pape Diouf chantait, plus les Podorois étaient dans le ‘’grand bégué’’. Après Pape Diouf, c'était au tour de Coumba Gawlo Seck de ravir les cœurs. Vêtue d’un ensemble vert et noir avec un perlage or sur le vert, la diva à la voix d’or a joué sa partition, sous les ovations du public présent au stade municipal de Podor. Un public qui avait l’air de bien aimer les nombreuses vocalises de la patronne du label «sabar». Avant eux, les fans avaient pu apprécier les talents d'Ousmane Gangué de la Mauritanie, Ablaye Keïta de la Guinée, Ameth Maal et des groupes du terroir.

La veille, deux plateaux artistiques ont été organisés. Un concert pour les cultures urbaines a vu la prestation de groupes comme Jac et Takeifa, Bideew Bu Bess, ainsi qu’Alioune Guissé. Le concert, organisé pour les jeunes, s’est tenu devant le fort de Podor. La soirée de gala organisée ‘’Sous la tente’’ était  le rendez-vous des VIP. Là, des billets de banque, il en a beaucoup plu ‘’sous la tente’’.

À ce jeu, c'est la cantatrice Khady Mboup qui est sorti vainqueur. L’étoile de la musique ‘’ngoyaane’’ a tout fait, sauf vraiment chanter. Elle a joué deux titres dans lesquels elle s’est contentée de chanter les louanges des personnalités présentes dans la salle. Pas une seule fois elle n’est montée sur l’estrade servant de scène. Avec son micro, elle est allée de table en table pour chanter les louanges des invités.

Parmi les musiciens qui ont livré un véritable spectacle, il faut retenir ‘’Pape et Cheikh’’. Le duo a chanté et fait danser le public. Comme d’habitude, le maire de Ndioum Amadou Kâne Diallo s’est fait remarquer. Non pas par les billets de banque distribués, il ne pouvait surpasser Aïssata Tall Sall et sa délégation, mais par des pas de danse assez classes. Les rideaux sont tombés dimanche soir sur cette huitième édition, avec un concert du roi du Yella, Baaba Beydi Maal.

A côté de ces plateaux artistiques, se sont tenues des séances de régates et des conférences sur différents thèmes. Car comme l’a dit le producteur exécutif du festival Omar Wade : ‘’Les blues du fleuve, ce n’est pas que du folklore.’’

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