la démission de Djotodia officialisée à Ndjamena
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Attendue depuis plusieurs jours, la démission du président centrafricain Michel Djotodia a été annoncée ce vendredi 10 janvier 2014 en fin de matinée, tout comme celle de son Premier ministre Nicolas Tiangaye. Un événement qui a mis fin au sommet de la CEEAC à Ndjamena consacré à la Centrafrique.
Désormais, les membres du CNT, le Parlement provisoire centrafricain, doivent se rencontrer pour organiser la suite du pouvoir dans le pays. Derrière cette démission, le Tchad de Déby et la France, plus discrètement.
Le sommet de la CEEAC s’est donc terminé sur la démission de Djotodia. Une démission, pressentie depuis quelques jours, qui est désormais actée. Il faut dire que ce sommet marathon s'était ouvert sur un discours virulent du président tchadien, Idriss Déby, réclamant que les répressions exercées sur les civils, les exécutions sommaires, la haine contre les étrangers cessent en Centrafrique.
Mais déjà le président tchadien indiquait « toute solution aux problèmes centrafricains ne peut provenir que des Centrafricains eux-mêmes ». Et ça à été le leitmotiv de la journée de jeudi. Le sommet des chefs d'Etat a voulu prouver qu'il n'imposerait rien.
Il a donc décidé sans autre forme de préavis de faire venir à Ndjamena le Parlement de transition, le CNT. Un avion a été dépêché à Bangui. Il est arrivé à Ndjamena en début de soirée avec à son bord les 135 membres, ainsi que différentes personnalités. Et les travaux ont repris pour durer jusque tard dans la nuit de jeudi à vendredi.
La feuille de route donnée par Déby a été on ne peut plus claire « Les autorités qui ont eu la charge de mener cette transition n'ont pas su répondre aux attentes des Centrafricains.
Il vous appartient de prendre la mesure de la gravité de la situation en choisissant librement vos dirigeants ». La démission de Djotodia actée, les 135 membres du Conseil national de transition vont prendre le chemin du retour.
Poursuite des discussions à Bangui
Le CNT va poursuivre ses discussions à Bangui et tourner la page Djotodia. Selon la procédure, inscrite dans ce qu'on appelle la Charte constitutionnelle de transition, la démission de Michel Djotodia doit être formellement remise à Alexandre Ferdinand Nguendet, le président du Conseil.
Il doit ensuite faire constater la vacance du pouvoir par le président de la Cour constitutionnelle de transition. Un président qui était resté dans la capitale centrafricaine.
Session extraordinaire du CNT
Ensuite, Alexandre Ferdinand Nguendet a quinze jours pour convoquer une session extraordinaire du CNT en vue d'élire un successeur. Cette étape avait d’abord été envisagée à Ndjamena, avant que les membres du CNT ne rentrent finalement à Bangui. La charte précise que « Les candidatures suscitées feront l'objet d'une large consultation entre les forces vives de la nation ».
(rfi.fr)