Publié le 10 May 2019 - 20:54
BUDGETS DE LA CULTURE PONCTIONNES EN 2018

Abdoulaye Diop prend le contre-pied d’Abdou Latif Coulibaly

 

Le ministère de la Culture a connu, en 2018, divers problèmes liés aux ponctions de ses budgets. Si l’ancien ministre Abdou Latif Coulibaly était pour une sensibilisation des agents du ministère des Finances et du Plan pour éviter désormais cela, son remplaçant, lui, est d’avis que son département doit pouvoir s’affranchir des budgets. Il l’a fait savoir hier, au cours de l’atelier national de validation de la contribution de la culture à la revue annuelle conjointe au Musée des civilisations noires.

 

La lettre de politique sectorielle 2018 du ministère de la Culture a été réajustée, il y a quelques mois, parce qu’elle a été conçue alors que le département de la Communication y était rattaché. Seulement, après la formation du nouveau gouvernement, la Communication est revenue. Ce qui implique une révision de la toute dernière version. ‘’Le ministère de la Communication a fini de faire sa lettre de politique sectorielle. On va essayer de voir comment fondre les deux, en toute cohérence, en un seul document’’, a indiqué la coordonnatrice de la Cellule d’études et de planification du ministère de la Culture, Khoudia Diagne. Elle présentait hier, au Musée des civilisations noires, un rapport sur la contribution de la culture à la revue annuelle conjointe.

Il n’empêche que, pour l’instant, dans les perspectives dessinées dans le document, sont pris en charge les chantiers de la communication. Parmi ces derniers, l’adoption des textes d’application du Code de la presse et de celui de la publicité ainsi que la création d’un fonds de développement de la presse.

En outre, dans le document présenté par Khoudia Diagne, il a été beaucoup question de problèmes de budget. L’essentiel de ceux  de la culture ont été ponctionnés en 2018. Ce qui n’est pas sans conséquences. Le Fonds de promotion à l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica) n’a pu financer les cinéastes dont les projets étaient retenus, entre autres incidences. C’est pourquoi, pour cette année, il est prévu une sensibilisation des agents du ministère des Finances et du Budget sur les ponctions récurrentes. L’ancien ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, était pour cette démarche.

Mais pour le nouveau ministre, un budget n’est qu’une intention et la trésorerie est la réalité. Abdoulaye Diop pense que s’il y a des problèmes comme une récession, il est normal que les budgets soient ponctionnés. Pour lui, il faut, aujourd’hui, appliquer la loi du 1 % pour que les choses changent dans le secteur de la culture. ‘’L’Etat nous a donné un cadre avec cette loi qui date de 1968 et qui est encore d’actualité. Certaines structures comme le Cicad ont respecté cela. Pourquoi pas les autres ? Faisons l’effort et travaillons en toute intelligence afin que les gens paient. Avec cela, on n’aura pas besoin d’attendre le budget’’, défend-il. Mieux encore, a-t-il estimé, ‘’nous devons être de moins en moins dépendants du budget. Nous avons une coopération très élargie dans la culture. Des efforts sont faits dans le budget, les acteurs doivent encore pousser avec l’ensemble des partenaires pour voir où on peut avoir de l’argent. Nous sommes dans un monde ouvert’’. 

Par ailleurs, dans les perspectives de la Rac, il est  prévu la création de fonds dédiés à la danse et au théâtre, et un fonds de garantie pour le Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu). La directrice du Centre culturel régional de Diourbel, Sira Ouroundou Bâ Diallo, pense qu’avant la création de fonds pour ces deux secteurs, il faut évaluer l’impact socioéconomique de ceux qui existent déjà. ‘’Nous sommes dans les régions et savons que certains des fonds n’ont pas d’impacts sur le secteur au sein desquels les acteurs culturels qui les reçoivent évoluent’’, a-t-elle dit. Avis que ne partage pas le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birane Niang. Ces fonds sont structurés et bien gérés, a-t-il rétorqué. Pour le Fdcu, par exemple, il y a un comité de lecture qui procède au choix des projets. Il y a un comité de gestion qui s’assure de l’exécution des projets.

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