Publié le 27 Apr 2021 - 12:20
UNIVERSITE VIRTUELLE DU SENEGAL

Le Saes dit non à ‘’la politique de massification’’ 

 

La section du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) de l’Université virtuelle du Sénégal (UVS) a décidé de rajouter, aux revendications de leurs camarades, l’augmentation de ses effectifs sans appui. Lors d’une visite le 12 novembre 2020, le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Hann, avait sollicité l’UVS pour l’accompagner dans l’orientation des 72 mille bacheliers de 2020. Une demande acceptée par l’université qui a reçu 25 000 étudiants, soit 30 % des bacheliers, sous condition d’un accompagnement budgétaire suffisant, la livraison des Eno (espaces numériques ouverts) définitifs et du siège de l’UVS, et de la fourniture à temps d’outils de travail des étudiants.

Mais selon le Saes, ‘’à ce jour (6 mois après la rencontre), aucun engagement pris par le Mesri n’a été respecté, afin de permettre à l’UVS de démarrer son année académique 2020-2021. Nous sonnons l’alerte, puisqu’en 2019 déjà, avec l’orientation des 10 mille bacheliers, l’Etat du Sénégal avait pris des engagements qu’il n’a jamais respectés’’. Le syndicat alerte le gouvernement quant aux ‘’répercussions hautement préjudiciables du non-respect des engagements pris’’.  Soutenant que l’UVS n’est pas un ‘’trou sans fond’’, les enseignants du supérieur notent que ‘’les inconséquences des politiques de l’enseignement supérieur ne peuvent être portées par l’UVS.

Le Mesri sera tenu pour seul responsable de toute perturbation qui viendrait des membres de la communauté, en particulier des 21 000 bacheliers qui sont, à ce jour, dans l’impossibilité de démarrer leur année académique. Nous alertons l’opinion des difficultés devant lesquelles nous allons inéluctablement, si l’Etat ne prend pas très rapidement les mesures et décisions qui s’imposent, notamment le renforcement du budget de l’institution et l’attribution des outils de travail aux 21 000 étudiants’’, explique l’organisation. Ses membres se désolent du fait qu’en six ans, l’effectif des étudiants de l’UVS est passé de 2 000 à près de 30 000. Ce chiffre est aujourd’hui porté à près de 50 mille, avec les 21 000 étudiants nouvellement orientés.

‘’Nous faisons face à une véritable politique de massification sans prise en compte des capacités réelles et connues de l’institution. Par ailleurs, aucune corrélation n’est faite entre l’augmentation des effectifs et celle de la subvention’’, regrette le Saes qui rappelle que l’UVS ‘’n’a reçu que 4,7 milliards F CFA en 2021 pour prendre en charge ses 50 000 étudiants présents sur toute l’étendue du territoire national’’.

 

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