Publié le 1 Jun 2022 - 07:38

Cours constitutionnelles francophones

 

L’existence de juridictions constitutionnelles est ’’un impératif’’, ’’une nécessité structurelle’’ dans les sociétés politiques africaines, a estimé, mardi, le chef de l’État sénégalais. ’’Comme on le voit, l’existence de juridictions constitutionnelles est aujourd’hui, non seulement un impératif, mais une nécessité structurelle, notamment dans les sociétés politiques africaines francophones’’, a-t-il dit. Le président Macky Sall s’exprimait à la cérémonie d’ouverture du 9e Congrès de l’Association des cours constitutionnelles francophones dont le thème est ’’Le juge constitutionnel et les Droits de l’homme’’. Selon lui, l’influence du juge constitutionnel sur le jeu politique est ’’déterminante dans la recherche de la légitimité politique et pour garantir le respect des Droits de l’homme’’.

’’Cette place prépondérante de l’organe constitutionnel est la conséquence du renouveau de l’idée de Constitution devenue, à l’occasion, la seule forme et l’unique langage de l’activité politique légitime’’, a-t-il dit. ’’L’intervention du juge constitutionnel participe ainsi, de façon objective et durable, à la pacification de la vie politique dans les États où l’accentuation des conflits peut conduire à la déstabilisation des institutions et la négation des droits humains’’, a soutenu le président sénégalais. À son rôle traditionnel de régulateur des relations interinstitutionnelles, s’ajoute, dès lors, celui de garant de la paix sociale et de protecteur des Droits de l’homme, a relevé le chef de l’État. 

’’Conscient du rôle crucial qu’il occupe, tant au plan social que politique, dans la pacification des États modernes, le juge constitutionnel invoque, aujourd’hui, des valeurs sociétales susceptibles d’éclairer son opinion et de fonder son intime conviction pour répondre aux attentes et exigences des citoyens’’, a dit Macky Sall. Il s’agit notamment des demandes citoyennes relatives à l’effectivité des droits inhérents à la personne, a indiqué le président de la République.

Selon lui, l’appropriation de ces instruments par le juge constitutionnel est une ’’exigence démocratique’’ garantie par la communauté internationale qui veille au système d’organisation et de fonctionnement des juridictions constitutionnelles dans les États. 

 

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