La FACC sur la disparition de Bassek Ba Kobhio

La Fédération africaine de la critique cinématographique (FACC) a rendu hommage au réalisateur camerounais Bassek Ba Kobhio, décédé le 12 mai 2026 à Yaoundé des suites d’une maladie, en adressant une lettre de condoléances au ministre camerounais des Arts et de la Culture. Dans ce message signé à Conakry, la FACC dit avoir appris « avec une profonde douleur et une immense tristesse » la disparition de celui qu’elle considère comme l’une des grandes figures du cinéma africain. L’organisation rappelle le parcours du cinéaste à travers plusieurs œuvres majeures du cinéma africain comme Sango Malo, Le Grand Blanc de Lambaréné, Le Silence de la forêt ou encore Gouverneurs de la rosée.
La Fédération souligne également le rôle joué par Bassek Ba Kobhio dans la promotion du cinéma africain à travers la création du festival Écrans Noirs, devenu au fil des années l’un des principaux rendez-vous cinématographiques du continent. Au-delà de ses réalisations, la FACC insiste sur son engagement en faveur de la transmission et de la formation des jeunes générations de cinéastes africains. Selon le document, il a piloté plusieurs projets cinématographiques et animé de nombreux ateliers de formation dans différents pays africains.
Dans un hommage particulièrement appuyé, la Fédération décrit le réalisateur comme « un soldat engagé et déterminé pour le développement du cinéma en Afrique ». « Avec la mort de Bassek Ba Kobhio, c’est une bibliothèque du cinéma africain qui brûle », écrit-elle encore. La FACC a enfin adressé ses condoléances au ministre camerounais des Arts et de la Culture, au peuple camerounais, à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble du monde du cinéma africain.






