Publié le 20 Jan 2016 - 00:24
12EME DAK’ART

Kalidou Kassé définit les objectifs du Madak

 

Du 3 mai au 2 juin se tiendra la douzième édition de la biennale de l’art africain contemporain de Dakar. La grande innovation de la présente édition est la tenue d’un marché de l’art africain de Dakar (Madak). Le commissaire de ce marché, Kalidou Kassé, définit ici les buts attendus.

 

Pour la première fois va se tenir un marché de l’art africain à Dakar en marge du Dak’Art. Une vieille demande des artistes prenant part à la biennale de l’art contemporain de Dakar. Des artistes venant d’un peu partout prenaient part à la manifestation. Mais les gens n’avaient pas le loisir de pouvoir acheter des tableaux ou des objets de l’exposition in. Désormais, les organisateurs de cette rencontre donnent la chance aux collectionneurs d’avoir un lieu fixe où se payer des objets d’art rares et des tableaux de grands noms des arts plastiques.

Joint par EnQuête, le commissaire de l’exposition, le peintre Kalidou Kassé, est revenu sur d’autres objectifs de ce commerce. ‘’L’objectif de ce marché est de recréer, pendant la douzième biennale, ce bouillonnement que l’on connaissait à Dakar. Parce que Dakar est un terreau fertile de créativité. Dans le monde, tous les marchés s’organisent à partir de leurs hauts terroirs pour aller conquérir le monde entier. Je pense qu’il est opportun de nous organiser dans notre pays pour voir ce qu’il y a, le mettre en valeur pour aller maintenant conquérir le marché international’’, informe-t-il. Et pour une première édition, les organisateurs comptent réussir l’essai. Car ils projettent ‘’d’inviter des sommités sur le plan international à venir à Dakar découvrir ce qu’on a ici’’.

 Commissaire d’exposition dans des rencontres internationales, M. Kassé a assez d’expériences pour savoir comment réussir cela. ‘’J’ai été commissaire de l’exposition des œuvres de Pape Ibra Tall à la biennale de Vénus. J’ai vu comment ils sont venus sélectionner ses œuvres. C’est à nous maintenant de nous préparer pour montrer ce qu’il y a de plus valeureux chez nous.

Parce qu’on parle toujours de marché de l’art mais le marché est tellement vaste parce qu’il y a plusieurs types d’œuvres et plusieurs prix qui sont pratiqués dans le marché’’, à en croire Kalidou Kassé. Et le marché est aussi riche et varié. Ce dernier n’est même pas exploité. ‘’Dans le marché de l’art, nous avons des tableaux de peinture c'est-à-dire des toiles, des tableaux des œuvres de typographie et aussi des produits dérivés de ces œuvres-là. Mais malheureusement, tout cela n’est pas encore véritablement exploité dans notre pays. Nous nous focalisons sur des tableaux simples et sculptures tout simplement alors qu’aujourd’hui, d’autres masques font aujourd’hui la fierté des musées du monde’’, souligne le Pinceau du Sahel. Pourtant, ces masques sont africains. Ils devraient être vendus et valorisés ici d’abord. Encore qu’ils coûtent cher et démontrent que l’art africain existe.

Pour l’instant, les choix sur les pièces anciennes et les tableaux à exposer ne sont pas encore faits. Mais le comité d’organisation est déjà à pied d’œuvre. ‘’Nous sommes encore un peu loin de la manifestation. Nous sommes en train de sélectionner d’autres pièces. On veut des pièces antiques de valeur qui sont répertoriées et qui sont identifiées avec l’originalité qu’il faut. Donc, tout se fera professionnellement. Nous allons valoriser les œuvres parce que nous avons vu les cartes africaines qui sont souvent achetées par les Européens. Malheureusement  elles n’ont pas beaucoup de visibilité en Afrique alors que ce sont des pièces de valeur qui sortent du continent tout le temps. Il faut qu’on commence à les garder dans notre continent, à les présenter nous-mêmes et essayer de leur donner la valeur qu’il faut’’, plaide Kalidou Kassé.

B.BOB ET AMINATA FAYE

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