Publié le 31 Jan 2013 - 01:30
AGRICULTURE

Les sillons d'un nouveau cap pour le Sénégal

 

Un nouveau projet de ‘’changement de cap pour l’agriculture'' a été lancé hier, avec pour objectif de lever les contraintes freinant le développement durable du secteur au Sénégal.

 

Le Sénégal, pays au potentiel agricole énorme, n’arrive toujours pas à assurer son autosuffisance alimentaire. C'est que le secteur fait face à de nombreux défis que sont les sécheresses, la dégradation des sols, les changements climatiques, le manque de ressources humaines et financières ainsi que la question liée à l’accès des terres. Face à ces nombreuses contraintes, il s'avère nécessaire aujourd’hui de repenser le système agricole. C‘est l’objectif du projet ''Changement de cap dans l’agriculture pour le bien-être de tous'', objet, depuis et jusqu'à demain, d'échanges entre acteurs du secteur, partenaires techniques et financiers, associations paysannes et société civile. Il a été en fait lancé, hier, au Sénégal, en même temps au Kenya et en Éthiopie.

 

''Le projet vise à améliorer la sécurité alimentaire et à accroître les revenus agricoles grâce à l’orientation vers une agriculture et des systèmes alimentaires durables'', a soutenu le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Abdoulaye Baldé. Il a relevé les contraintes liées à l’accès à la terre et à l’environnement, notant qu'elles vont être levées en s'aidant d’un ''outil de planification pour redonner à l’exploitation agricole familiale toute sa capacité de production''. De l'avis de M. Baldé, ''il est indispensable d’investir dans l’agriculture si nous voulons éradiquer la pauvreté et encourager le développement économique''.

 

Trois propositions

 

Par ailleurs, le coordonnateur de la cellule d’appui technique du Conseil national de coopération et de concertation des ruraux (CNCR), Marius Dia a saisi l’occasion pour faire trois propositions pouvant aider à relever ces défis. Il estime que le Sénégal doit d’abord améliorer le niveau de performances des exploitations agricoles. Améliorer cette performance passe, selon lui, par ''l’accès aux services de crédits, l’approvisionnement en intrants, l’amélioration technique dans la production et dans la transformation eainsi que le renforcement de la recherche''.

 

La deuxième proposition de Marius Dia consiste en la bonne gestion des ressources naturelles. ‘’Parmi ces ressources naturelles, il y a la pêche, l’agriculture, l’élevage et la foresterie. Cette gestion doit être en rapport avec la pression urbaine due à la croissance démographique, à la dégradation des ressources forestières et aux concurrences accrues liées à l’accès aux ressources naturelles, c’est-à-dire l’accaparement des terres'', a-t-il expliqué. Comme troisième proposition, M. Dia appelle à la dynamisation de l’économie locale devant passer par la mise en place d’une politique agricole d’aménagement du territoire. ''Relever ces défis suppose une meilleure reconnaissance des exploitations familiales, à travers la mise en place d’un dispositif de suivi de ces dernières'', a-t-il indiqué.

 

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 

 

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