Publié le 16 Sep 2019 - 17:59
ALLOCATION DE 2 MILLIARDS AU CHEF DE L’OPPOSITION

Seydou Guèye dément Mamadou Lamine Diallo

 

Le ministre-conseiller en communication du président de la République a démenti les allégations de Mamadou Lamine Diallo du mouvement Tekki, selon lesquelles l’Etat va allouer un fonds de 2 milliards au futur chef de l’opposition. Seydou Guèye a fait ce démenti à l’émission ‘’Jury du dimanche’’ de iRadio. ‘’Je ne vois pas au nom de quoi on devrait prendre 2 milliards et les affecter à une personne qui n’est pas élue. C’est une invention qui est sortie tout droit de la tête de son auteur’’, a-t-il déclaré.

Cependant, le conseiller en communication du président de la République a expliqué les raisons pour lesquelles l’Etat veut instaurer le statut du chef de l’opposition. ‘’Même si le pouvoir ne l’avait pas suscité, c’est la classe politique qui aurait dû, comme un seul homme, demander cela. Ce sont des questions qui ont été réglées par notre Constitution. C’est un patrimoine national au même titre que la modernisation des partis politiques. Ce sont des questions urgentes’’, argue M. Guèye. Poursuivant, l’ancien secrétaire général, porte-parole du gouvernement, ajoute : ‘’Avoir une classe politique organisée et une vie politique modernisée, un espace politique civilisé et urbanisé est un jalon qu’il nous faut franchir pour continuer notre trajectoire démocratique.’’

Par conséquent, le porte-parole de l’Alliance pour la République (Apr) considère que ‘’vouloir ramener tout à des histoires d’argent, c’est aller dans le sens inverse de l’histoire’’. Aujourd’hui, l’impératif, dans tous les pays du monde, souligne-t-il, ‘’c’est de clarifier les rapports entre l’argent et la politique’’. ‘’Ce qu’il faut discuter, c’est la mission et la responsabilité du chef de l’opposition dans la relation entre l’opposition et le pouvoir. C’est lui assigner une position dans le protocole de l’Etat’’, avance Seydou Guèye qui se dit peiné par l’absence de l’opposition à la tribune officielle lorsqu’on célèbre une fête nationale comme le 4 Avril. Soutenant que le chef de l’opposition ‘’aiderait à trouver les consensus pour faire avancer la démocratie’’, M. Guèye laisse entendre qu’il n’a pas de préférence sur la personne qui sera choisie. ‘’Ce qui importe pour moi, que le chef de l’opposition soit Abdoulaye Wade ou Idrissa Seck, c’est le président de la République qui sera leur chef’’.

Section: 
RÉVISION ARTICLE 37 – DÉCLARATION DE PATRIMOINE : Entre diversion et jeu de dupes
DPG DU PREMIER MINISTRE AL AMINOU LO : Aura-t-elle lieu ?
AND LIGGEEY GOX YI – LA MARCHE DES TERRITOIRES : Alliance électoraliste ou nouvelle alternative politique ?
SESSION EXTRAORDINAIRE À L’ASSEMBLÉE : Ousmane Sonko recadre les contestataires et fixe le cap
OUROSSOGUI : Moussa Bocar Thiam, la tentation Kiiraay
ÉLECTIONS A VENIR, MENACES DE DISSOLUTION DE L'AN ET GUERRE DE MOUVEMENTS : Sonko pilonne le pouvoir depuis le Nord, Aminata Touré riposte dans le Cayor
ÉLECTIONS TERRITORIALES DE JANVIER 2027 : L’APR exige le respect du calendrier électoral
IMPOSTEURS CONTRE TRAÎTRES : La guerre des mots
LANCEMENT DE LA COALITION POLITIQUE AND LIGGEEY GOX YI : Maguette Sène lance la “Marche des Territoires”
SAINT-LOUIS : APRÈS PLUSIEURS MOIS DE CONFLIT : Le PDS finalement “éjecté” de son siège des HLM
IMPLANTATION NATIONALE ET INTERNATIONALE DU PARTI KIIRAAY : Le Président Faye trace la feuille de route
SOUVERAINETÉ : Entre reniement et populisme, l’impossible monopole d’un concept politique
SESSION EXTRAORDINAIRE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE : Déclaration de patrimoine, fonds secrets et six enquêtes au menu des députés
ÉLECTIONS TERRITORIALES : Le FDR exige une concertation immédiate
ANTA BABACAR NGOM : Les paradoxes d’une relève balbutiante
DÉBAT SUR LE MANDAT PRÉSIDENTIEL : Cheikh Sidiya Diop rejette toute idée de retour au septennat
Kiiraay - les patriotes républicains
LA TRANSHUMANCE POLITIQUE : Le mandat des maires à l’épreuve de la fidélité partisane
LICENCIEMENTS ABUSIFS DANS LE PUBLIC : Le PM rappelle à l’ordre
TRANSHUMANCE POLITIQUE L’APR dénonce et réclame une réforme