200 migrants échouent à Saint-Louis
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La gendarmerie de Saint-Louis a interpellé 8 personnes qui sont actuellement en garde à vue pour les besoins de l’enquête sur un autre cas d’émigration irrégulière. Ils faisaient partie d’une embarcation qui avait pris départ, le 18 octobre dernier, et s’est perdue en mer.
La série est hallucinante. Et rien ne semble pouvoir endiguer la vague déferlante de migrants irréguliers vers le royaume d’Espagne ; sinon les intempéries, la malchance ou encore les avaries, à l’instar de l’embarcation qui a explosé. Cette fois-ci, c’est une pirogue remplie de candidats à l’émigration clandestine qui a échoué sur les berges de Saint-Louis.
Selon nos informations, hier, vers 15 h, l’embarcation de fortune, avec à son bord environ 200 migrants, a accosté près de l’hôtel Phoenix à Hydrobase. Les premières investigations ont révélé que la pirogue a quitté Mbour, le mercredi 18 octobre dernier.
Mais ils ne sont pas allés loin, parce que les responsables de la pirogue ont perdu le cap devant les mener vers les îles Canaries. Ainsi, poursuivent nos interlocuteurs, après 9 jours en haute mer sans provision et rongés par la fatigue, ils ont décidé d’accoster au large de Saint-Louis pour sauver leur peau, avant que la situation ne puisse pas les dépasser.
D’après toujours nos sources, l’alerte a été donnée par les agents de l’aire marine protégée qui, avec l’appui des éléments du port polonais de Saint-Louis, ont alerté le commandement de la base navale Nord non loin des lieux. C’est ainsi que, sur le champ, les éléments de la gendarmerie de cette partie du nord du pays ont envahi les lieux.
Selon toujours nos informations, l’intervention rapide des marins a permis de mettre la main sur 8 des clandestins. Mais les autres sont parvenus à prendre la clef des champs.
Les gendarmes, poursuivent nos sources, ont trouvé sur place deux moteurs de 40 et 60 chevaux. Les 8 migrants ont été interpellés et conduits à la brigade de gendarmerie de Saint-Louis où une enquête a été ouverte. D’après toujours nos informations, la moyenne d’âge des suspects est de 22 ans. L’enquête qui est en train d’être menée par les hommes du capitaine Ndiaye permettra de déterminer s’ils sont des candidats à l’émigration ou convoyeurs. Si la première hypothèse est avérée, ils seront libérés ; au cas contraire, ils seront présentés au parquet au terme de leur période de garde à vue pour les faits d’association de malfaiteurs, traite de personnes et mise en danger de la vie d’autrui.
CHEIKH THIAM