Publié le 15 Feb 2022 - 16:24
ARMEE MFDC

Les sept militaires libérés hier

 

Les sept militaires sénégalais, otages de Salif Sadio, ont quitté les sanctuaires rebelles pour la capitale gambienne, dans la mi-journée d’hier.

 

Comme annoncé dans l’édition du lundi du journal EnQuête, les sept militaires sénégalais, otages de Salif Sadio, l’un des chefs de guerre du Mouvement des Forces démocratiques de Casamance (MFDC), sont libres, depuis hier. Ils ont été remis à la Croix rouge par un lieutenant de Salif Sadio. C’est dans la mi-journée qu’ils ont, sous escorte de l’Ecomig et de l’armée gambienne, quitté les sanctuaires rebelles à bord de véhicules de la Croix Rouge pour rallier Banjul, la capitale gambienne.

Selon nos sources, les désormais ex otages vont séjourner quelques jours en Gambie, avant leur acheminement à l’hôpital Principal de Dakar ou à l’hôpital militaire de Ouakam pour un suivi médical. Leur libération a été rendue possible, grâce à l’implication des responsables de la communauté chrétienne Sant’Egidio, basée à Rome, des émissaires gambiens, la mission de la CEDEAO en Gambie et la Croix-Rouge internationale.

Par ailleurs, ‘’les Armées prennent acte de la libération des sept militaires retenus en otage par le MFDC, depuis le 24 janvier 2022, à la suite d’une attaque perpétrée contre une patrouille du 5e Détachement sénégalais de la Mission de la Cedeao en Gambie. Ils se trouvent dans un bon état physique général’’, lit-on dans un communiqué de presse de la Dirpa. ‘’Auparavant, précise le bureau d’information des Armées, une mission conjointe de vérification de la Cedeao, des Forces de défense et de sécurité gambiennes et du Détachement sénégalais en Gambie, avait pu confirmer que l’attaque de notre contingent s’était bien déroulée en territoire gambien, contrairement aux allégations propagandistes du MFDC relayées par des médias numériques.’’

Aussi, informe la Dirpa, les Armées vont continuer ‘’à préserver l’intégrité du sanctuaire national, à poursuivre la lutte contre les trafics illicites et à participer aux initiatives régionales de maintien de la paix’’.

Le rôle de la Croix-Rouge

Le comité international de la Croix-Rouge (CICR) aussi s’est réjoui du soutien apporté pour la libération des sept soldats sénégalais de la mission de la Cedeao en Gambie (Micega/Ecomig) par le mouvement des forces démocratiques de Casamance. Le comité a toutefois précisé qu’il n’est pas impliqué dans les conditions de libération, mais, a plutôt offert ses services en tant qu’acteur humanitaire neutre et impartial pour transporter les personnes libérées. Le CICR précise, en outre, qu’au cours de la détention, ses équipes ont rendu visite aux soldats, ont assuré l’échange de nouvelles avec leurs familles et ont, dans la même lancée, apporté de manière ponctuelle une aide médicale.

Dans le communiqué, le Comité indique que sa préoccupation était de soutenir une solution bénéfique aux différentes parties, afin que les personnes capturées puissent retrouver assez rapidement leurs familles.

Le Président du parti de la République des Valeurs s’est lui également prononcé sur la libération des sept otages par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), depuis le 24 janvier dernier. ‘’C’est avec soulagement que j’ai appris la libération de nos compatriotes jambaars’’, a écrit Thierno Alhassane Sall dans un tweet. Il pense, d’ailleurs, que la pacification de la Casamance est une exigence de souveraineté et de cohésion nationale. L’ancien ministre de l’Energie exhorte, à cet effet, les autorités à prendre toutes les décisions nécessaires pour enfin tourner la page de ce conflit.  

Pour rappel, les militaires pris en otage l’ont été arrêtés par des combattants du MFDC à la suite d’un accrochage survenu le 24 janvier entre l’armée sénégalaise et des éléments de « Atika », la branche armée du mouvement rebelle. Ces affrontements sont survenus « dans le cadre d’une action de sécurisation et de lutte contre les trafics illicites, notamment contre l’exploitation criminelle du bois « en Casamance » avait indiqué la Direction de l’Information et des Relations Publiques de l’armée (DIRPA).  

Les sept militaires sénégalais faisaient partie des forces de l’Ecomig de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CDEAO) mises en place après la crise politique survenue en Gambie lors de la présidentielle de 2016. Crise qui faisait suite au refus de l’ex président Yaya Jammeh de quitter le pouvoir après sa défaite. Quatre militaires ont trouvé la mort, lors de ces accrochages, dont trois lors des combats du 24 janvier. Un autre a succombé à ses blessures, deux jours après.

HUBERT SAGNA (ZIGUINCHOR)

Section: 
LOGEMENT DANS LE MONDE : Plus de 3 milliards de personnes privées d’un logement décent
APRÈS DEUX NOUVEAUX MEURTRES DE MINEURES : Waxjotna réclame la reconnaissance du féminicide dans le Code pénal
GRÈVE GÉNÉRALE DE CE VENDREDI : Le mot d’ordre suivi à plus de 75 %
CADRE DE VIE : Thiès prépare une nouvelle gouvernance des déchets solides
TABLE RONDE SUR DISPARITIONS FORCÉES EN GUINÉE ANNULÉE À DAKAR : Afrikajom dénonce une atteinte aux libertés publiques
BRAS DE FER CONTRE LES HABITANTS DE LA CITÉ FAYÇAL La Sogepa définitivement déboutée
SAINT-LOUIS : MARCHÉ DU SUCRE : La CSS défie les importateurs et met l’État face à ses responsabilités
LAS D’ATTENDRE LA LIVRAISON DE LEUR MARCHÉ DEPUIS 2018 : Les 2 300 impactés menacent de paralyser le TER
SENELEC - TENSIONS AUTOUR DE LA PRAB : Les syndicats lancent leur plan d’action lundi
GRÈVE GÉNÉRALE CE VENDREDI : Échec des négociations, le mot d’ordre maintenu
Conflits sociaux au Sénégal
Trafic de drogue
Ousmane Ibrahima dia prend les commandes du CORED
MORT D'ABDOULAYE BÂ À L'UCAD - 3 AGENTS DU COUD MIS EN EXAMEN : L'intersyndicale crie à l'injustice
JUSTICE – PROCÈS DE JÉRÔME BANDIAKY : Le parquet requiert cinq ans de prison ferme contre le "Sniper"
LUTTE CONTRE LE TRAFIC D’ÊTRE HUMAIN DANS 59 PAYS : 2 070 victimes identifiées et 1 024 suspects interpellés
INFRASTRUCTURES À THIÈS : Entre modernisation et défis de maintenance
AFFAIRE DU PRÉSUMÉ DÉTOURNEMENT À LA CAISSE DE SÉCURITÉ SOCIALE : Mame Thierno Birahim Bob veut un procès ou une liberté provisoire
RUMEURS D’UNE RENCONTRE AVEC LE CHEF DE L’ÉTAT : Le Codeps rejette toute participation à des discussions avec Diomaye Faye
Tentative de meurtre sur un vigile