Publié le 24 Jul 2013 - 15:56
BATAILLE DE LEGALITE AU JËF JËL

Yoro Ba dénonce ''l’attentisme'' de Pathé Seck

 

Le Bureau politique de l’Alliance Jëf Jël, tendance Yoro Ba, en veut au général Pathé Seck, dont ''l’attentisme'' a conduit, à son avis, à l’incident survenu à Ngor Diarama il y a quelques mois.

Cette rencontre à laquelle le ministère de l’Intérieur avait convié les partis politiques s’était tenue sans Yoro Ba, qui s’est vu refuser l’accès puisque que les autorités ne reconnaissent que l'autre Jëf Jël drivé par Pape Ameth Keïta. Or, expliquent Yoro Ba et Cie dans un communiqué parvenu à EnQuête hier, ''le BP, en toute responsabilité, avait enjoint au président du parti de saisir le ministre de l’Intérieur au lendemain de son installation, afin de l’inciter avec ses services à procéder au nécessaire assainissement de l’espace politique''. Mais les plaignants se disent ''extrêmement déçu par l’attitude du général Seck qui, devant plusieurs témoins, s’était engagé à recevoir une délégation du Jëf Jël et à trancher définitivement cette question des partis à deux têtes'' dont l’un est dirigé par ''un président légal et légitime'', l’autre par ''un président autoproclamé''. Yoro Ba et ses camarades dénoncent en outre ''la légèreté avec laquelle son administration gère la vie des partis politiques''.

 

 

''Fuite de responsabilités'' dans l'affaire de drogue dans la police

 Mieux, ils considèrent ''que cette légèreté est symptomatique de celle avec laquelle le ministre de l’Intérieur a traité le scandale du trafic de drogue au sommet de la hiérarchie policière, révélé par la presse''. Car, en qualifiant  de ''simple querelle fratricide à laquelle il ne se mêlera pas'' de cette affaire, le général Pathé Seck, opère une ''fuite de responsabilités'', déclare le Jëf Jël tendance Yoro Ba. Pour elle parti, cette situation risque de conduire inéluctablement l’administration du ministère de l’Intérieur à ''la perte de sa rigueur, de son professionnalisme, de sa neutralité et donc de sa crédibilité''. Par conséquent, le Yoro et Cie appellent le chef de l’État à ''sévir avec célérité et sévérité, afin que notre Police nationale, constituée d’hommes et de femmes nourris aux mamelles du courage et du patriotisme, retrouve tout son éclat''.

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