Campagne agricole 2026-2027

Le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) veut voir les annonces gouvernementales se traduire rapidement sur le terrain.
Dans une déclaration rendue publique à l'issue de la réunion interministérielle consacrée à la campagne agricole 2026-2027, présidée le 30 juin dernier par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo, l'organisation paysanne estime que les 34 mesures arrêtées par l'État doivent marquer un tournant dans la politique agricole nationale.
Présent à cette rencontre, le président du CNCR, Nadjirou Sall, dit avoir porté les préoccupations des producteurs ruraux. Pour lui, la réussite de la campagne passe par trois priorités : un meilleur accès aux marchés, un appui renforcé à l'agriculture familiale et une gouvernance concertée de la politique de souveraineté alimentaire.
Le CNCR considère que l'amélioration de la production ne suffit plus si les agriculteurs ne parviennent pas à écouler leurs récoltes dans des conditions rémunératrices. L'organisation appelle ainsi à une régulation plus stricte des importations durant les périodes de récolte afin de protéger la production nationale. Elle plaide également pour le développement d'infrastructures modernes de stockage et de circuits de commercialisation capables d'offrir de meilleurs débouchés aux producteurs locaux.
...Selon le CNCR, ces mesures sont indispensables pour mettre fin aux difficultés récurrentes de commercialisation auxquelles sont confrontés de nombreux agriculteurs. L'organisation estime par ailleurs que les exploitations familiales doivent être les premières bénéficiaires des mesures gouvernementales relatives aux intrants, aux financements et au matériel agricole. Pour le CNCR, soutenir ce modèle de production revient non seulement à renforcer la sécurité alimentaire, mais aussi à préserver l'emploi rural, à dynamiser les économies locales et à consolider le tissu social des territoires.
Au-delà des mesures annoncées, le CNCR insiste sur la nécessité d'associer étroitement les organisations paysannes à leur mise en œuvre. « Les 34 mesures annoncées par le Premier ministre sont un signal fort. Mais pour bâtir une véritable souveraineté alimentaire, nous devons impérativement sécuriser les marchés pour nos producteurs et placer l'agriculture familiale au centre de toutes les priorités nationales », affirme son président, Nadjirou Sall. L'organisation estime que la souveraineté alimentaire ne pourra devenir une réalité qu'à travers une cogestion des politiques agricoles entre l'État et les organisations paysannes, depuis la distribution des semences jusqu'à la commercialisation des produits. Le CNCR affirme enfin qu'il restera mobilisé pour suivre l'exécution des décisions issues de la réunion interministérielle et veiller à leur mise en œuvre « transparente, rapide et inclusive », en collaboration avec les pouvoirs publics.






