Publié le 9 Jun 2013 - 14:21
CUMUL DES FONCTIONS DE CHEF DE L’ETAT ET DE CHEF DE PARTI

 «Un des tendons d’Achille de notre démocratie » juge Assane Dioma Ndiaye

 

Le cumul des fonctions de chef de l’Etat et de chef de parti ne renforce pas notre démocratie. Tel est l’avis de Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme, invité de « Objection » sur Sud Fm ce dimanche.

En France et un peu partout, dès qu’on arrive à la magistrature suprême, on se départit des responsabilités de chef de parti, argumente Assane Dioma Ndiaye, s’exprimant sur le débat à propos du cumul des postes de chef de l’Etat et de chef de parti. «Aujourd’hui, M. Macky Sall n’a pas quelqu’un à qui déléguer le parti. Et certainement, de par un certain nombre de choses, il est dans une perspective de briguer un second mandat. Et je pense que dans cette posture, il ne peut honorer les conclusions des Assises nationales qui ont recommandé de façon forte que le président de la République une fois élu puisse se dévêtir de son poste de secrétaire général de parti», précise-t-il.

A en croire Assane Dioma Ndiaye, quitter le poste de chef de parti aurait été salutaire pour le chef de l’Etat Macky Sall. «Cela lui aurait permis de s’occuper des tâches républicaines, des préoccupations majeures des citoyens, mais également de se protéger lui-même d’un certain nombre d’attaques qui ont sans doute conduit le jeune Bara Gaye en prison, car il est difficile de dissocier le président de la République, secrétaire général de parti du président de la République, première institution de ce pays. Je pense que c’est un des tendons d’Achille de notre démocratie et il faut arriver à des décisions déchirantes, mais salutaires à la démocratie sénégalaise », plaide le défenseur des droits humains.

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