Publié le 13 Feb 2024 - 18:35
EXERCICE DES LIBERTES PUBLIQUES DEMOCRATIQUES

Le Canada consterné par les restrictions des libertés imposées et les actes de violence

 

Après l’interdiction par les pouvoirs publics sénégalais de la grande marche contre le report de dernière minute de la présidentielle et la prolongation du mandat de l’actuel chef de l’Etat prévue par la société civile ce mardi 13 février à Dakar, le Canada s’est dit « consterné par les actes de violence et les restrictions imposées au droit de manifester pacifiquement ».

 

Le Sénégal est en proie à une crise politique depuis que le président Macky Sall a annoncé le report de la présidentielle le 3 février, à trois semaines de l’échéance. Ses partisans à l’Assemblée nationale et ceux de Karim Wade (Parti démocratique sénégalais), candidat disqualifié, ont ensuite entériné le renvoi de l’élection au 15 décembre et le maintien du président Sall à son poste jusqu’à la prise de fonctions de son successeur, a priori donc début 2025. Dans le contexte d’appels aux manifestations, de tensions croissantes et d’informations faisant état de nouvelles manifestations prévues, pour contester la suspension du processus électoral violemment réprimées par les forces de défense et de sécurité, l’ambassade du Canada a exprimé sa profonde tristesse suite aux trois décès enregistrés et présenté ses condoléances aux familles éprouvées. Parce qu’il est essentiel que les autorités ordonnent aux forces de sécurité de respecter et de garantir les droits humains, « nous sommes consternés par les actes de violence et les restrictions imposées au droit de manifester pacifiquement », lit-on sur le compte X de la représentation diplomatique. Elle a en outre exprimé sa profonde tristesse face aux décès durant les récentes manifestations au Sénégal et présente ses condoléances aux familles endeuillées. La Cedeao, l’Union africaine, l’Union Européenne, les Etats Unis, l’Allemagne, la France... ont tous demandé au président Macky Sall de respecter la Constitution en organisant les élections présidentielles dans le respect du calendrier électoral républicain initial. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait réaffirmé vendredi dernier « l’engagement des Nations Unies à soutenir la consolidation de la démocratie et à promouvoir la paix, la stabilité et le développement au Sénégal ». Il avait également appelé vendredi dernier les acteurs nationaux sénégalais à s’engager dans un dialogue constructif et au maintien d’un climat politique pacifique, suite aux remous causés par le report de l’élection présidentielle prévue pour fin février 2024.

Malamine CISSE

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