Thierno Alassane Sall dénonce une "trahison intolérable" et une "faillite morale"

Ce dimanche, au siège de République des Valeurs / Réewum Ngor, le député Thierno Alassane Sall a tenu une conférence de presse. Il a surtout parlé des tensions à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), des retards de bourses et de la situation générale du pays.
Face à une actualité nationale chargée, notamment par la crise universitaire, le fait que Thierno Alassane Sall monte au créneau est tout sauf une surprise. Bien au contraire, c'est même la règle : le président de la République des Valeurs / Réewum Ngor ne rate jamais l'occasion de commenter les faits marquants concernant l'intérêt général.
Hier, de prime abord, l'ancien ministre a voulu clarifier les choses : sa sortie, dit-il, est totalement désintéressée. “Si je prends la parole aujourd’hui, ce n’est ni par posture ni par calcul politicien, mais par devoir de vérité, de responsabilité et d’alerte”, souligne-t-il d'emblée.
Entrant dans le vif du sujet, il a critiqué le gouvernement sur la gestion des bourses universitaires. “Il pointe un changement de discours : avant, on promettait beaucoup pour l’enseignement supérieur, maintenant on invoque la pauvreté du Sénégal pour justifier les restrictions. Ce revirement fondamental est vécu par les jeunes comme une trahison intolérable”, a-t-il déclaré, en visant particulièrement le Premier ministre Ousmane Sonko.
Sur les incidents violents à l’UCAD, TAS a été très clair. Il a évoqué un cas précis : “Il aurait été violemment battu dans sa propre chambre. Si ces faits sont établis, ils révèlent une faillite morale, sécuritaire et politique d’une extrême gravité.” Ainsi, le président de la République des Valeurs / Réewum Ngor parle de “terreur de la répression” et ajoute ceci : “Ça, c’est le comble de l’intolérable, de l’inexplicable, de l’innommable.”
Plus largement, il décrit une “crise nationale” dont la responsabilité est, selon lui, “exclusive” au président Bassirou Diomaye Faye et à son Premier ministre. Il mentionne l’inquiétude des investisseurs face à des décisions trop politiques et des cas d’“acharnement”, comme la convocation de Madeleine Diousse Mendy, une responsable de son parti : il y voit de “l’intimidation”.
MAMADOU DIOP






