Publié le 21 Sep 2019 - 08:53
FONDS DE DÉVELOPPEMENT DES CULTURES URBAINES

Les premiers chèques remis aux bénéficiaires

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Une vingtaine de structures bénéficiaires du Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu) ont reçu, avant-hier, leurs chèques. Une cérémonie était organisée, à cet effet, au centre culturel régional Blaise Senghor de Dakar.

 

Donner un coup de pouce au maximum d'acteurs du hip-hop, est l’un des objectifs du Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu) logé au ministère de la Culture et de la Communication. Depuis 3 ans, un appel à projets est lancé au mois de décembre. Après réception des candidatures, des choix sont faits et des montants sont alloués aux différentes structures dont les projets sont retenus. Cette année, une soixantaine de projets bénéficient du soutien du Fdcu.

Avant-hier, au Centre culturel régional Blaise Senghor de Dakar, s’est tenue la remise de quelques chèques à des ayants droit dont Soninké vision, Thiaroye 44 Records, Rock Team Music, Sénégal Battle, Kaay Fecc, ARtivist, Optimist Producktion. Ils ont reçu 80 % sur le montant alloué,  sous forme d’avance.

‘’Le talent et la générosité ne vous manquent pas. Il est de notre devoir, en tant que ministère de tutelle, d’assister financièrement cette jeunesse talentueuse, mais à qui les moyens font défaut’’, a dit le ministre de la Culture et de la Communication qui présidait cette cérémonie de remise des premiers chèques aux bénéficiaires du Fonds de développement des cultures urbaines, pour l’exercice 2019.  Abdoulaye Diop est convaincu que les cultures urbaines constituent un secteur dynamique, d’où la mise en place de ce fonds. L’un de ceux qui ont porté ce projet et demandé au président Macky Sall de le mettre en place, Malal Almamy Talla, a attiré l’attention du ministre sur un danger qui pourrait plomber l’atteinte des objectifs établis par le Fdcu.

Fou Malade a appelé le ministre à éviter de politiser ce fonds, en tentant coûte que coûte de le régionaliser. ‘’Il faut que l’excellence prime. Il ne faut pas se dire qu’il faut forcément que telle ou telle autre région en bénéficie. Il faut que ceux qui prétendent aux financements aient de bons projets et puissent bien gérer cet argent. La pertinence, la faisabilité et la rentabilité des projets doivent être les critères de sélection et de financement’’, selon le boss de G Hip Hop.  

Pour Abdoulaye Diop, la territorialisation ne saurait être occultée dans les politiques de l’Etat. Toutes les régions sont d’égale dignité. En outre, il est d’accord que l’excellence doit primer. C’est pourquoi il a invité Malal Talla et Cie à accompagner les acteurs des régions qui peinent à ficeler de bons projets.  

Quoi  qu’il en soit, Docta, lui, considère que  ‘’le Fdcu, à travers des manifestations comme celle-ci, est essentiel pour permettre au hip-hop de mieux asseoir sa structuration à divers niveaux. En sus, c’est un plaisir de voir que c’est l’excellence et le mérite qui ont primé pour désigner les plus méritants et de leur permettre de dérouler et de mener à bien leurs projets’’.

Pour Malal Talla, avec ou sans le Fdcu, ‘’le hip-hop aurait continué à voler de ses propres ailes’’. ‘’Cependant, reconnaît-il, ce soutien est une réelle bouffée d’air, notamment pour tous ces jeunes très imaginatifs, mais qui ne disposent pas de moyens’’.

Après la cérémonie, une table ronde intitulée ‘’Geewu Hip-hop’’, sur le thème ‘’La nouvelle génération au cœur de la transformation socio-économique des cultures urbaines’’ s’est tenue. Elle était animée par le rappeur et beatmaker Iss 814, la présidente de We Management Maman Faye, d’un membre de Chambre 09, Daouda Mar et du directeur de Négu rap François Diouf.

 

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