Habib Beye dans l’œil du cyclone
Le Stade Rennais est encore secoué par une crise, cumulant les mauvais résultats : quatre matchs, toutes compétitions confondues, sans victoires (trois défaites et un nul). Cette mauvaise passe pourrait coûter cher à Habib Beye, dont l’avenir sur le banc des Bretons dépend de la qualification ou non de l’équipe aux compétitions des clubs européens.
Il y a comme un air de déjà vu au Stade Rennais. Les Bretons foncent dans une nouvelle crise à cause de l’enchaînement des mauvais résultats enregistrés lors des quatre dernières rencontres, dont trois défaites d’affilée. La raclée subie au stade Vélodrome face à l’Olympique de Marseille (3-0), en huitième de finale de la Coupe de France, a envenimé la situation. Après s’être sorti in extremis d’un licenciement en octobre dernier, le coach sénégalais naviguerait à nouveau en eaux troubles. Des rumeurs circulent au sujet de tensions entre Habib Beye et certains de ses joueurs, notamment le portier Brice Samba, avec qui le ton est monté après le deuxième but encaissé par les Bretons.
En conférence de presse, ce vendredi, l’ancien latéral de l’OM a remis les choses dans leur contexte : « Je suis surpris par le côté inexact de tout ce qui est rapporté dans les médias. Ce n’est pas un accrochage, c’est une consigne de coach à un joueur, comme dans tous les vestiaires. Une consigne de coach très simple […] Ce qui est dommageable, c’est que tout sorte de façon erronée. J’ai toujours tendance à penser qu’on doit relater les faits réels ; ce sont des journaux très sérieux qui relatent des choses complètement à côté de la vérité. C’est mon rôle de protéger mon groupe par rapport à ça. »
Accrochage ou pas, l’Équipe soutient que l’avenir de l’ancien international sénégalais sur le banc rennais est en jeu. « Habib Beye avait été intronisé le 30 janvier 2025 après le fiasco Jorge Sampaoli, jusqu'à la fin de la saison passée, avec une option pour un an supplémentaire en cas de maintien. Il avait relevé le défi, et sa situation avait donc été rediscutée en juin. Il avait été revalorisé et son bail étendu jusqu'en juin 2026, avec prolongation d'un an automatique en cas de qualification européenne », a rappelé le média français.
Périple incertain vers le nord
Classé sixième, avec 31 points, le Stade Rennais occupe la dernière position des places européennes (Ligue Conférence). Mais les Bretons sont dangereusement talonnés par Strasbourg (7e, 30 pts) et Toulouse (8e, 30 pts), qui comptent un seul point de retard. Avec seulement un point pris en trois matchs (8 points perdus), Rennes doit vite se remettre la tête à l’endroit. Pour cela, Habib Beye doit remobiliser ses troupes pour les prochaines échéances, qui s’annoncent périlleuses.
Dès ce week-end, les Bretons doivent se rendre dans le nord de la France pour affronter le Racing Club de Lens (2e, 46 pts), avant de recevoir l’actuel leader, le Paris Saint-Germain (1er, 48 pts). Face aux Sang et Or, un adversaire qu’ils n’ont plus battu depuis dix ans (5 défaites et 6 nuls), les hommes de Habib doivent donner le meilleur d’eux-mêmes. L’entraîneur a pris une décision forte en écartant Samba du groupe qui doit faire le déplacement à Lens.
Les Nordistes restent dans une solide dynamique à domicile, ayant remporté dix de leurs derniers matchs officiels à domicile, avec cinq clean sheets lors de leurs six dernières rencontres. Pointant à seulement deux unités du PSG, les Lensois restent encore dans la course pour le titre. Paris, devant affronter Marseille, les joueurs de Pierre Sage ne doivent pas louper cette occasion de prendre la tête du classement, en cas de faux pas des Parisiens.
LOUIS GEORGES DIATTA






