Publié le 11 Aug 2020 - 11:31
GREVE SYTJUST

Le CRD entre dans la danse

 

Depuis plus d’un mois, les travailleurs de la justice sont en mouvement. Au fil des jours, au lieu que la situation s’améliore, elle s’exacerbe. Après l’Unsas et bien d’autres organisations syndicales, c’est aux politiques de monter au créneau pour dénoncer cette situation. ‘’La justice, l’un des piliers de notre démocratie, s’enfonce dans une grève qui perdure, pénalisant et déstabilisant lourdement le fonctionnement des différentes juridictions et le service public dû aux justiciables’’, se désole, dans un communiqué reçu hier à ‘’EnQuête’’, la Conférence des leaders du Congrès de la renaissance démocratique (CRD) And Dekkil Bokk.

Pire, regrettent Mamadou Lamine Diallo et Cie, ‘’cette grève inédite, tant du point de vue de son ampleur que de sa durée et de sa gestion, bloque le service public de la justice, marqué par le report de certaines audiences, le retard dans l’attribution de certains documents et l’absence totale d’interlocuteurs, lésant les citoyens sénégalais otages d’un tel statu quo’’. Ce qui ne va pas sans conséquence. En effet, disent-ils, ‘’l’absence de dialogue participe à dégrader le service public de la justice au détriment des droits des justiciables bafoués et désorientés par une telle situation aux répercussions considérables et déplorables sur toute l’activité judiciaire ; du civil au pénal, en passant par les affaires familiales et les aspects économiques’’.

Mais les principaux acteurs ne semblent pas conscients de cette situation et la minimisent. Sinon, comment comprendre ‘’les menaces indécentes notées d’une part, et l’absence totale de bienveillance relevée d’autre part’’. Cela ‘’constituent des postures regrettables qui ne participent pas à faciliter la résolution de cette crise’’. C’est pourquoi ‘’le CRD invite le gouvernement et le Sytjust à transcender les divergences, mêmes légitimes, pour privilégier un dialogue constructif et responsable, débouchant sur un compromis pour redémarrer la machine judiciaire au point mort’’.

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