Publié le 12 Jul 2024 - 11:20

L’ANCIENNE MAJORITE DEVENUE LA NOUVELLE OPPOSITION, PEUT –T-ELLE AVOIR LA MEMOIRE SI COURTE ?

 

Nul ne peut le croire, tellement les actes qu’elle s’efforce de poser et les positions qu’elle adopte, tendant à faire croire qu’elles sont meilleures pour notre pays sont incroyables aux yeux de tous les témoins des deux mandats du président Macky SALL.

LES PERTES DE MEMOIRE DE ABDOU MBOW ET CONSORTS

Mais qu’est ce qui peut expliquer que du côté de Benno Bokk yaakaar, on semble oublier les faits et gestes si décriés du Président Macky SALL, qui ont participé à la défaite dès le premier tour de son candidat Amadou BA, et qui aurait fait mordre la poussière à tout autre candidat qu’aurait pu être désigné à sa place, face à n’importe quel candidat de PASTEF.

En effet, avoir réussi à écarter Ousmane SONKO de la course à la présidence de la manière que l’on sait n’avait fait que renforcer la détermination de ceux qui en voulait à mort à Macky SALL d’avoir agi de la sorte ;

Que veut-t-on d’autre que de l’accepter et laisser à la nouvelle équipe gouverner, se réservant le droit à la critique, mais objective.

Mais en voilà un Abdou MBOW qui trouve à redire pour le fait que le premier ministre Ousmane SONKO a demandé à l’Assemblée nationale de conformer son règlement intérieur à la constitution. Que y’a-t-il de plus normal, vu les tripatouillages effectués par l’ancienne majorité devenue fictive, sur la constitution et le règlement intérieur de l’assemblée nationale ?

Aurait-t-il oublié que sous Macky SALL, ces deux textes fondamentaux avaient fini par peser moins lourd qu’un chiffon de papier ?

Veut –t-on, pour respecter un formalisme désuet faire perdre du temps au gouvernement pour l’audition d’une déclaration de politique générale inutile en l’état ?

LES EFFETS DE LA DICTATURES SUR OUSMANE SONKO ? AMINATA TOURE ET AUTRES

Toutes les institutions, la justice surtout, courbaient l’échine devant la volonté du chef de l’Exécutif. C’était cet anéantissement décidé sans gêne, sans réforme aucune, qui avait permis à un seul homme d’ôter toute protection légale à tout opposant réel, de pouvoir se réfugier sous le parapluie de ces deux textes vidés de leur intérêt, pour revendiquer ses droits. C’était, ce qui avait permis qu’une Aminata TOURE et un Ousmane SONKO perdirent, la première son mandat parlementaire et le second, jeté en prison à la suite d’une cascade de décisions judiciaires qui pouvaient faire croire à un juriste normal, que le droit qu’il a appris dans les facultés de droit n’aurait rien à voir avec le droit judiciaire appliqué dans le cas Ousmane SONKO, principalement.

INTERPELLATION DE ABDOU MBOWET REVEIL DE CEUX QUI DORMAIENT

Quant à l’interpellation du Président du groupe parlementaire de l’ex majorité au premier ministre, relative à l’émigration irrégulière, c’est également à n’y rien comprendre car les pertes vies humaines en résultant ne datent pas du régime actuel mais des régimes de Abdoulaye WADE et de Macky SALL, alors que sous ces régimes l’Union Européenne et certaines autres organisations ont versé à notre pays des sommes importantes à titre de contribution à la lutte contre ce calvaire. Ce dont aucun sénégalais ne doute, et que nos apprenants en opposition politique semblent ignorer est qu’aucune enquête n’est nécessaire pour édifier les citoyens sur le sort que l’ancienne équipe avait réservé à certaines aides généreuses de l’époque, destinées à contribuer à l’éradication des catastrophes ou amoindrir leurs effets.

On comprend ce qui avait, de fait, fait des catastrophes qui nous tombent dessus des fonds de commerce. Mais gare à tout citoyen qui auraient osé piper mot. Le journaliste Boubacar SEYE de Horizon sans frontières, qui a séjourné en prison, pour avoir déploré les pertes en vies humaines en pointant du doigt l’argent détourné qui était destiné à être utilisé à des fins humanitaires, ne nous démentira pas.

POUR OU CONTRE L’EXISTENCE D’UNE OPPOSITION

Mais comment, pour le seul but de justifier d’être catalogué opposant, la porte de la transhumance étant fermée, en tout cas pour le moment, peut-t-on emboucher une trompette de mauvaise foi pour vilipender les dirigeants actuels, à peine deux mois aux affaires, leur imputant une gouvernance critiquable sans se soucier du fait que ça ne passerait pas, car les sénégalais qu’on avait cru endormis pour toujours ont montré par la dernière présidentielle qu’ils se sont réveillés.

Ce qui précède ne doit pousser personne à souhaiter l’absence d’une opposition dans notre pays .Au contraire , l’existence d’opposants est une bonne chose .Ce qui ne le serait pas , c’est quand il s’agit d’opposants qui ne se signaleraient que par des accusations et des propos mal veillant sans cesse et sans fondement à l’égard du pouvoir en place , estimant que c’est ainsi que des appels du pied leur seraient adressés afin qu’ils retournent vite leurs vestes, comme certains l’auraient peut-être , plus d’une fois , déjà fait .

Il est temps que tout le monde sache que les sénégalais commencent à en avoir marre d’une vie politique sans interruption et souvent sans intérêt, si ce n’est pour les politiciens professionnels qui se nourrissent des luttes politiques. Ceci se manifeste en ce qu’à peine un nouveau gouvernement installé, certains prennent des loupes pour chercher des décisions à critiquer, à rappeler certaines malheureuses promesses non tenues parce qu’impossibles à tenir, il faut le reconnaitre.

Par exemple, à mon avis la promesse de procéder par appel d’offre pour la nomination à certains postes de Directions a beau être un idéal, n’est pas toujours tenable, surtout par des gouvernants qui viennent de s’installer. En effet, la difficulté d’y procéder relève de certains détails liés aux critères de choix parmi les susceptibles d’être choisis.

SUR LA DECLARATION DE POLITIQUE GENERALE DU PREMIER MINISTRE

L’exigence de la présence à l’Assemblée nationale du premier ministre pour sa déclaration de politique générale dans un certain délai n’est pas une question de la fin du monde pour préoccuper tant que ça les gens, surtout que les justifications qu’on a entendues à ce propos nous paraissent tenir la roue. Malgré tout, à Benno Bokk Yaakaar, peut être par manque de matière permettant de s’adonner à des palabres politiciennes en fait cas.

En résumé, depuis l’année 2021, notre pays ne manque pas de quoi s’occuper, surtout s’agissant des débats à caractère politique jusqu’au mois de mars dernier, il est temps qu’on passe à autre chose, dans le calme pour essayer de rattraper le temps que les activités politiques incessantes nous ont fait perdre.

Quant à la nouvelle opposition, j’en appelle à son devoir de ne rien oublier, de ce qu’elle a commis comme faits regrettables.

Le 11 juillet 2024

Me Wagane FAYE

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