Publié le 3 Jul 2021 - 17:21
LOGEMENTS SOCIAUX

Le Dg du Port livre les clés de maison à 245 portuaires

 

Le Directeur général du Port autonome de Dakar (PAD) Aboubacar Sédikh Bèye a remis, hier, les clés de 245 logements dont 170 de type F4 et 75 de type F3 à leurs propriétaires qui sont essentiellement les travailleurs du port.

 

Dans la poursuite de sa politique sociale, le Directeur du Port autonome de Dakar (PAD) a procédé hier, à la remise des clés de leur appartement à 245 travailleurs portuaires. ‘’Notre programme d’habitat social sur Diamniadio qui porte sur 691 logements vient de boucler sa deuxième phase, depuis son lancement en avril 2016. La mise en œuvre de la politique de transformation portuaire au-delà de ses aspects économiques, comporte un volet social extrêmement important matérialisé par la réalisation de ces édifices qui vont loger des portuaires, leurs familles, recevoir des hôtes et ainsi, renforcer notre sentiment d’appartenance à notre entreprise. La protection sociale n’a pas un prix, mais, elle a un coût. C’est pourquoi, nous n’avons ménagé aucun effort matériel et financier pour matérialiser cette ambition ‘un portuaire, un toit’. Le rêve des travailleurs est en train de devenir une réalité’’, affirme Aboubacar Sédikh Bèye.

Le successeur de Cheikh Kanté rappelle, ainsi, que son équipe a déjà procédé à la remise de 200 logements pour la première phase et 245 pour cette fois-ci, dont 170 de type F4 et 75 de type F3. ‘’En 2019, nous avons livré 180 logements de type F4 et 20 de type F3. Nous espérons que vous en ferez un bon usage à la grande satisfaction de vos familles. Ces logements ne doivent être ni mis sous location ni revendus. Le PAD dispose d’une bonne politique sociale. Nous avons payé au total 14 milliards au bénéfice des travailleurs, en terme d’avantages sociaux. Nous allons prochainement entamer la 3e phase de 246 logements qui nous permettra d’être conforme avec l’engagement de 691 logements’’, dit-il.

Parlant au nom des secrétaires généraux des syndicats du PAD, à cette occasion, Seyni Mbow reconnait que l’habitat est une question ‘’très sensible’’ au Sénégal. Ceci, en raison notamment du déficit de l’offre en terrain aménagé pour les droits au logement. ‘’Il s’en est suivi un développement spontané et anarchique de certains espaces dans les grandes villes. L’Etat tente de juguler la crise du logement et de résorber des cadres irréguliers et insalubres, en menant une politique ambitieuse de promotion immobilière et fiable. Ceci en favorisant la restructuration urbaine et en mettant en place un système d’aménagement permettant aux ménages les plus modestes d’accéder au logement’’, reconnait M. Mbow.

Si les bénéficiaires ont pu acquérir des logements aux prix cédés par le promoteur, la Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, chargée du Logement, a fait comprendre que c’est parce que le chef de l’Etat a appuyé sur deux leviers fondamentaux dans la structure du prix d’un logement. Il s’agit de la gratuité du foncier qui représente 19% du prix du logement et la fiscalité qui représente également 19% de ce prix. ‘’En somme, l’Etat du Sénégal a pris en charge 38% du coût de sortie de ces logements. Cette fois-ci, à côté du foncier sécurisé et gratuit, des exonérations fiscales et douanières, l’Etat du Sénégal prend aussi en charge les voiries et réseaux divers dont les coûts varient entre 1 et 1,5 million à 2 millions par maison. En plus, l’Etat met à côté avec le Fonds pour l’habitat social, la garantie des acquéreurs qui est, aussi, une problématique fondamentale dans l’accès au logement’’, soutient Victorine Ndeye.

MARIAMA DIEME

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