Publié le 12 Oct 2012 - 08:30
LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE 2012

Budget en hausse de plus 108 milliards

 

 

Le budget général 2012 de l'État du Sénégal connaît une hausse de 108,23 milliards F Cfa, selon le projet de Loi de finances rectificative (LFR) que le gouvernement vient de soumettre à l'Assemblée nationale. Ainsi, initialement arrêté à 2221,37 milliards dans la première loi de finances de l'exercice en cours, les prévisions de dépenses devraient se monter dorénavant à 2329,6 milliards F Cfa.

 

D'après l'exposé général des motifs de la mouture du projet parcouru par EnQuête, cet accroissement provient de la hausse des emprunts pour un montant de 55,83 milliards, des dons budgétaires estimés à 12,7 milliards et de ressources extérieures évaluées à 93,4 milliards. La cagnotte aurait pu être plus consistante si l'État n'avait pas accusé une baisse de recettes de l'ordre de 53,6 milliards imputable principalement à un recul des impôts indirects. Mais tout compte fait, les dernières prévisions budgétaires ne couvrent pas les charges chiffrées à 2452,126 milliards F Cfa, d'où un déficit annoncé de l'ordre de 44,610 milliards.

 

Cela dit, tenant sans doute compte d'un ordre de priorité, les réaménagement budgétaires l'ont été davantage au bénéfice des secteurs cruciaux de l'énergie et de l'agriculture. Le premier a été doté de 27 milliards réservés au Fonds spécial de soutien (FSE), alors le second se voit allouer 34,2 milliards F Cfa pour ''faciliter'' l'accès des producteurs aux intrants agricoles (engrais et semences). A relever que les traitements et salaires passent à 450 milliards F Cfa contre 443 milliards dans la loi de finances initiales, soit 6,5 milliards de plus.

 

En outre, plusieurs départements ministériels et institutions ont bénéficié de rallonge pour leurs budgets de fonctionnement ou en transferts courants, parfois les deux pour un montant total d'un peu plus de 45,3 milliards F Cfa. Le présidence de la République s'est octroyé 89 millions F Cfa, alors que le Ministère des Affaires étrangères est crédité de 181 millions. L'Intérieur et les Forces armées prennent respectivement 61 millions et 56 millions. Mais il demeure de façon inexpliquée des ''charges non réparties'' arrêtées à 44,5 milliards, alors que les départements comme les Infrastructures et les Transports, l'Urbanisme et l'Habibat, l'Éducation nationale ont été ''omis''.

 

Mamadou Lamine BADJI

 

 

AVERTISSEMENT!

Il est strictement interdit aux sites d'information établis ou non au Sénégal de copier-coller les articles d' EnQuête+ sans autorisation express. Les contrevenants à cette interdiction feront l'objet de poursuites judiciaires immédiates.

 

 

Section: 
CHERTÉ DE L’ÉLECTRICITÉ – SENELEC – SUBVENTIONS : Les ménages paient la facture
DETTE DU SÉNÉGAL : Le FMI ne tranche pas entre restructuration et rééchelonnement
DIPLOMATIE, SOUVERAINETÉ ET OUVERTURE INTERNATIONALE : Le nouveau tournant diplomatique de Diomaye
Balance commerciale au mois de juillet
YAKAAR-TERANGA / RETRAIT DE KOSMOS ENERGY : L’Ofnac appelé à enquêter sur les 55 millions de dollars évoqués par le PM
PRIX DU PAIN : Les boulangers réclament la baguette à 210 F
FONDATION SÉNÉGAL SOLIDAIRE : Les 500 millions qui font débat
RESTRUCTURATION DETTE SÉNÉGALAISE : Les cadres de la majorité présidentielle répondent aux 191 universitaires
INCLUSION DES PERSONNES HANDICAPEES : La GIZ et l'APJAS renforcent les capacités des acteurs locaux à Thiès
RESTRUCTURATION DE LA DETTE : Pastef réclame la vérité et prévient sur la facture
LE CNP AU PALAIS DE LA RÉPUBLIQUE : Le patronat met ses priorités sur la table
Le CIS salue l’aboutissement des négociations avec le FMI
DETTES CACHÉES : La face visible de l'iceberg
SÉNÉGAL – FMI : Un accord, mille questions
Entrepreneuriat féminin
NON-SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS “LÉGITIMES” : Le Sames va paralyser le système les 8 et 9 septembre prochain
Le gel des importations d’oignons levé
LANCEMENT DE JIGIYASO : Une plateforme pour mieux accompagner les enfants à besoins spécifiques
MOODY’S CAA2 : Le coût économique de la dégradation
RAPPORT UMOA 2025 - AVEC UN RÉSULTAT NET DE 1 252,1 MILLIARDS : Le secteur bancaire est resté rentable