Publié le 29 Mar 2025 - 13:10
LOI SUR L’AUTONOMISATION DES FEMMES  

Vers une mutualisation des activités socioéconomiques des femmes

 

C’est une nouvelle étape vers la promotion de l’autonomisation de la femme sénégalaise. La Loi d’orientation sur l’autonomisation économique des femmes (LOAEF), dont les travaux ont été lancés mardi dernier à Dakar, sonne comme une révolution dans la prise en charge de la gent féminine. Sous la supervision du ministère de la Famille et des Solidarités, avec le soutien de l’Agence belge de développement (Enabel) et de l’Union européenne, cette loi, dont le comité de pilotage a été proposé, se veut inclusive. Organisations de la société civile, groupements de femmes, partenaires techniques et financiers ont tous été conviés et accompagneront le processus d’élaboration de la loi.

« Nous sommes tous conscients que les femmes jouent un rôle important à travers plusieurs organisations, malheureusement éparses. Il s’agit, avec la LOAEF, de mutualiser les efforts à travers une synergie d’action pour la mise en place d’un mécanisme sur l’autonomisation des femmes », a déclaré la Directrice de l’autonomisation des femmes, Nancy Ndour.

Le Directeur de cabinet du ministre de la Famille et des Solidarités, Abdou Karim Diouf, a souligné que cette loi vise à établir un cadre juridique et stratégique pour mieux structurer et coordonner les actions en faveur de l’autonomisation des femmes et des filles. L’objectif est de leur faciliter l’accès aux opportunités économiques et d’encourager leur pleine participation au développement socio-économique du pays. Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), les femmes représentent 49,4 % de la population sénégalaise et 39 % de la population active. Malgré cela, elles ne détiennent que 13,8 % des terres, tandis que la majorité des entreprises dirigées par des femmes évoluent dans le secteur informel. Il a également précisé que la LOAEF s’inscrit dans la continuité des acquis de la Semaine nationale de la femme, qui a permis d’établir un diagnostic détaillé de la situation des femmes à travers le pays.

Abou Fassi, directeur pays d’Enabel, estime que « l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes sont des axes prioritaires de la coopération belge, y compris au Sénégal ». Il a insisté sur l’impact global de cette autonomisation : « Ce n’est pas seulement une question de femmes, mais un enjeu pour toute la société. Les données le prouvent : lorsqu’une femme accède à des opportunités économiques, c’est toute une famille et une communauté qui en bénéficient. »

 

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