Publié le 5 Dec 2012 - 22:55
MALI

Bamako demande à l'ONU "d'agir vite" pour autoriser la force internationale

 

Le Mali a réclamé mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU "d'agir vite" pour autoriser le déploiement d'une force internationale afin de réconquérir le nord du pays, contrôlé par des islamistes, au cours d'un débat au Conseil de sécurité.

 

De son côté, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a rappelé qu'il préférait une approche prudente et progressive, avec pour priorité la négociation avec certains des groupes qui contrôlent le Nord. Le Conseil, saisi d'un plan d'intervention de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), doit se prononcer prochainement sur cette opération internationale sur la base d'une résolution préparée par la France. "Nous voulons souligner l'urgence du déploiement de cette force", a martelé la représentante malienne, Mme Traore Rokiatou Guikine, ministre des Maliens de l'extérieur et de l'intégration africaine.

 

"Le quotidien de la population malienne, a-t-elle déclaré, s'appelle flagellations, amputations, exécutions sommaires enrôlement d'enfants soldats, viols, lapidations". Elle a fait valoir que Bamako ne cherchait pas à "combattre une minorité ethnique". Selon Mme Traore, la minorité touareg (4% de la population totale du pays mais 35% de celle du Nord) n'est pas marginalisée et "toute la communauté touareg ne soutient pas cette rébellion". Tout en disant "partager un sentiment d'urgence", le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires politiques Jeffrey Feltman a répété que l'intervention devait être un "dernier recours", se référant au récent rapport de M. Ban.

 

Selon M. Feltman, il faut d'abord assurer un dialogue national à Bamako, poursuivre la négociation avec les groupes du Nord qui renonceraient au terrorisme et entrainer l'armée malienne. Face à cette crise, "la réponse internationale doit être multiforme et bien mise au point", a-t-il dit. Le rapport de M. Ban met en garde sur le recours à la force, qui "pourrait aussi risquer de ruiner toute chance d'une solution politique négociée". Le gouvernement malien et les groupes armés Ansar Dine et MNLA, qui ont discuté directement pour la première fois, se sont engagés mardi à Ouagadougou à un "dialogue" basé sur le respect de l'intégrité territoriale du Mali et le rejet du "terrorisme".

 

Jeuneafrique

 

 

Section: 
SECRETARIAT GENERAL DES NATIONS UNIES : Macky Sall décline sa vision
MACKY SALL EN ROUTE POUR L’ONU : Après le grand oral, les choses sérieuses
SEMAINE DE L’AMICALE MAURITANIE-SÉNÉGAL : L’intégration par les peuples
MASSE COMMUNE UEMOA 23e EDITION COTONOU (Bénin)
DIASPORA SÉNÉGALAISE AU CANADA EN ALERTE Des retards de passeports qui inquiètent fortement la communauté
GUERRES ET DÉSTABILISATION DU MONDE Sonko accuse Donald Trump
COMPÉTITION SPATIALE INTERNATIONALE DAUST offre la victoire au Sénégal
CANDIDATURE POUR LE SECRETARIAT GENERAL DE L’ONU : Macky Sall avance ses pions
SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES : L'Union africaine met Dakar dos au mur
LOI DE DURCISSEMENT CONTRE L'HOMOSEXUALITE : Le Sénégal au cœur d’un bras de fer diplomatique sans précédent
FRANCE / MUNICIPALES 2026 Ce que le vote français dit à l’Afrique
UTILISATION RÉSEAUX CLANIQUES AU SEIN DE LA DIASPORA PAR LE HEZBOLLAH : Les révélations sur le clan Fawaz et ses ramifications au Sénégal
CANDIDATURE DE MACKY SALL À L’ONU : Plusieurs formations politiques sénégalaises affichent leur soutien
SUCCESSION D’ANTÓNIO GUTERRES À L’ONU : Macky Sall en pré campagne diplomatique à Paris
SUCCESSION SG ONU : Macky Sall, entre rancœur et espoir
SUCCESSION DE GUTERRES AU POSTE DE SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE L’ONU : Macky Sall officiellement dans la course
CANDIDATURE DE MACKY AU POSTE DE SG DE L’ONU : Ce n’est pas gagné !
Dans les secrets de la « Compagnie », le réseau russe chargé d’étendre l’influence de Moscou sur trois continents
COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Air Sénégal lance la carte Trader pour accompagner les commerçants
DÉRIVES IMPÉRIALISTES : Vers la fin du multilatéralisme ?