Publié le 23 Sep 2022 - 23:16
MINISTRE DE LA COMMUNICATION

Me Moussa Bocar Thiam veut mettre fin “à la désinformation’’

 

Hier, le nouveau ministre de la Communication, Me Moussa Bocar Thiam, est officiellement installé dans ses nouvelles fonctions. Ainsi, Abdoulaye Diop a cédé la place. Ce dernier est revenu sur les grands chantiers qu’il a réalisés, dont la mise en place de la carte de presse numérisée et dont l’exigibilité sera effective en décembre prochain. Il a évoqué également la loi sur la publicité et bien d’autres réalisations.

Son successeur semble bien être conscient des enjeux. ‘’Le secteur de la communication est stratégique et implique une gestion intelligente de l’information. Cette problématique est un impératif national qui engage la responsabilité des pouvoirs publics, des médias privés, mais aussi de l’ensemble des parties prenantes. Elle va au-delà de tous les clivages et intérêts particuliers, parce qu’elle concerne tous les citoyens sénégalais’’, a-t-il dit dès sa prise de parole hier, lors de la cérémonie de passation de service.

Pour Me Thiam, communiquer, quelque part, revient à influencer. C’est-à-dire faire dans la propagande.

Par ailleurs, prévient Moussa Bocar Thiam, ‘’parmi les prérogatives du ministère, y figurent la veille et le contrôle de l’information dans les réseaux sociaux (…) Les réseaux sociaux sont devenus un nid de la manipulation, de la désinformation, de l’influence et même de la cyber-insécurité. ’’ Le nouveau ministre de la Communication veut que désormais la désinformation ‘’soit une exception au Sénégal’’. Un chantier bien énorme, c’est le moins qu’on puisse en dire. ‘’Le Sénégal a une culture journalistique qui ne pâlit pas dans le monde, car il a su faire siennes les valeurs fondées sur l’éthique et la déontologie. Ces valeurs nous servent de repères pour promouvoir la communication institutionnelle publique, mais aussi sensibiliser  les citoyens sur les libertés fondamentales d’expression’’, dit-il.

Maitre Thiam souhaite qu’il y ait une ‘’gestion intelligente de l’information non vérifiée qui peut être subversive à la nation sénégalaise’’. Il y a donc une obligation de changement aujourd’hui qui devrait être accompagné de façon responsable.

Par conséquent, pense Me Thiam, il faut adopter de nouveaux comportements en arrêtant principalement de rechercher le sensationnel en  publiant une information. ‘’Soyons solidaires, afin de préserver la culture de la paix et du respect d’autrui qui sont nôtres et qui suscitent bien des envies’’, appelle-t-il.

 

Section: 
FINANCES DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES : L’OBFiLoc à l’épreuve des données
FINANCES DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES : L’OBFiLoc à l’épreuve des données
EAU POTABLE DANS LA ZONE NORD : L'État investit une enveloppe de 28,5 milliards FCFA
LÉNA TALL FAYE, PRÉSIDENTE DU SNBTP : La première femme à la tête du patronat des BTP
El Talentòn Sénégal- Gambie
SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE : Diomaye Faye appelle à la création d’un pacte national
COMMANDE PUBLIQUE – EMPLOIS – DROITS DES TRAVAILLEURS : Les chantiers de la misère
Production d’électricité
Entrepreneuriat féminin
ICS - NATIONALISATION OU CENSURE : Vers un bras de fer entre exécutif et législatif
MOUHAMADOU MAKHTAR CISSÉ À MÉDINA BAYE : “Il faut sauvegarder la cohabitation entre le spirituel et le temporel...”
SAINT-LOUIS : GOUVERNANCE DES FRONTIÈRES : La zone Nord œuvre pour une paix durable
DETTE PUBLIQUE : L’encours atteint 25 583 milliards F CFA
Poc II
BALANCE COMMERCIALE AU MOIS DE MAI 2026 : Elle est déficitaire de 13,3 milliards
RENFORCEMENT DU SYSTÈME PHARMACEUTIQUE : 1,3 milliard F CFA pour renforcer la distribution des médicaments
MISE EN PLACE DES INTRANTS AGRICOLES À HAUTEUR DE 90% C’est un leurre, selon les paysans
RIZ LOCAL – AUTOSUFFISANCE : Le grand paradoxe
PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE DE L’OUEST 2026 (BIDC) : La guerre au Moyen-Orient menace les acquis de l’Afrique de l’Ouest
FORA'ESS 2026 : L'Afrique veut faire de l'économie sociale un véritable moteur de développement