Publié le 28 Mar 2019 - 09:46
PLAINTE CONTRE LA SERIE «MAÎTRESSE D’UN HOMME MARIÉ»

Jamra auditionnée par le Cnra, les auteurs de la série entendus aujourd’hui

 

Suite à sa plainte contre la série ‘’Maîtresse d’un homme marié’’, l’organisation non gouvernementale Jamra a été entendue hier par le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra). Dans une déclaration rendue publique, le vice-président de ladite Ong, Mame Matar Guèye, et ses camarades disent avoir été auditionnés, pendant deux tours d’horloge, par le président du Cnra Babacar Diagne, entouré de ses conseillers, les responsables des structures plaignantes qui n’excluent toujours pas d’organiser une marche de protestation, en fonction du traitement qui sera réservé à leur requête. Quant à la partie adverse, Jamra confie qu’elle sera entendue à son tour aujourd’hui même, jeudi 28 mars. Ce n’est qu’à la suite de toute cette procédure que le Cnra va entrer en conclave, avant de rendre publique sa délibération.

Dans cette affaire, Jamra s’est constituée partie plaignante, en se liguant avec le Comité de défense des valeurs morales qui regroupe une vingtaine d'associations religieuses et de la société civile, et dirigé et par Serigne Bassirou Mbacké Cheikh Astou Fall (neveu du khalife de Touba Serigne Mountakha Mbacké et arrière-petit-fils de Cheikh Ibra Fall). Une plainte a été dûment déposée par les soins d’Oustaz Adama Mboup, Coordonnateur de ce comité, sur le bureau du président du Cnra qui, après l’avoir déclaré recevable contre les auteurs de la série «Maîtresse d'un homme marié», les a entendus.

Au sortir de cette audition, Jamra n’a pas manqué de préciser qu’elle n’a jamais été contre la créativité artistique. D’ailleurs, elle reste convaincue que la créativité artistique mérite d'être encouragée et soutenue, dès lors qu'elle est au service d’une finalité humaine et sociale positive. A l'opposé de certaines dérives audiovisuelles, souvent de déplorables chefs-d’œuvre de mimétisme de sous-cultures occidentales, qui inculquent subtilement à nos enfants des comportements déviants, comme le voyeurisme, voire le libertinage sexuel. A l’instar, soutient-elle, de cette obscénité langagière rendue tristement célèbre par la série qui fait polémique, «Maîtresse d’un homme marié» : «Sama lii maa ko moom, ku ma nééx laa koy diox» (Je suis libre de coucher avec qui je veux).

 

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