L’Aprodel propose sept axes

Moussa Fall, président de l’Alliance pour la promotion du développement local (Aprodel), propose un projet fondé sur sept axes destinés à redresser la commune de Kaolack. Il faisait face à la presse, hier, pour déclarer sa candidature à la conquête de la mairie de Kaolack lors des élections municipales de 2027.
À Kaolack, les prochaines élections municipales de 2027 occupent les débats. En effet, les leaders politiques manifestent leur intention de briguer les suffrages des Kaolackois pour occuper la mairie dirigée par Serigne Mboup, dont beaucoup critiquent la gestion. Hier, c’était au président de l’Alliance pour la promotion du développement local (Aprodel) d’annoncer sa candidature au poste de maire de Kaolack.
« C’est avec une profonde émotion, mais aussi avec une détermination inébranlable, que je me tiens devant vous aujourd’hui pour officialiser, une fois de plus et sans la moindre ambiguïté, ma candidature à la mairie de Kaolack pour les élections locales de 2027 », a-t-il dit. Il affirme que, depuis la création de l’Alliance pour la promotion du développement local, le mouvement n’a jamais dévié de sa ligne : porter la voix de ceux qu’on n’écoute pas, dénoncer sans complaisance les injustices que subit notre ville et exiger que Kaolack reçoive enfin ce qu’elle mérite.
« J’ai été de tous les combats. J’ai dénoncé, documents et chiffres à l’appui, l’absence de retombées financières que génèrent pour notre commune des entités économiques majeures comme les Salins du Saloum ou la SONACOS. J’ai refusé, à chaque fois qu’on me l’a proposé, de brader mon indépendance politique contre une place dans une coalition de circonstance. Je l’ai dit clairement : je ne soutiens personne, je ne suis dans aucune coalition, j’ai mon parti et je réitère aujourd’hui, avec la même force, mon ambition de servir les Kaolackois à la tête de leur mairie. Cette indépendance n’est pas un choix tactique. C’est une conviction. Elle seule permet de dire la vérité aux populations sans calcul, sans compromission, sans devoir de comptes à des alliances contre nature », a-t-il déclaré.
« Il est inadmissible que des structures économiques d’envergure opérant sur notre territoire, comme les Salins du Saloum ou la SONACOS, ne génèrent que des retombées dérisoires pour notre commune. Je m’engage à ouvrir des négociations fermes avec ces entités pour que leur présence bénéficie réellement au développement de Kaolack, à travers la fiscalité locale, les redevances, la priorité à l’emploi local et des investissements sociaux directs dans nos quartiers.
S’agissant plus spécifiquement de la SONACOS, pilier historique de la trituration arachidière et de l’économie industrielle de notre ville, je m’engage à porter, en concertation avec l’État et la direction de l’entreprise, un partenariat structurant intégrant : la modernisation des dessertes routières desservant le site industriel, la relance de filières locales de sous-traitance et d’emploi pour les jeunes de Kaolack, ainsi qu’une contribution renforcée de l’entreprise au financement des infrastructures communales.
Concernant les Salins du Saloum, dont l’exploitation du sel constitue une richesse considérable du Sine-Saloum, je m’engage à négocier un cadre de partenariat local prévoyant la formalisation et l’accompagnement des saliculteurs artisanaux, la valorisation industrielle et commerciale du sel du Saloum au bénéfice des populations locales et une juste redevance territoriale réinvestie dans les infrastructures des zones de production », a indiqué le patron de l’Aprodel.
Il dit avoir constaté beaucoup de manquements dans la gestion de la mairie, du fait des limites de l’actuel maire, qui devrait le rejoindre pour bâtir la ville. En effet, selon lui, l’assainissement est en crise permanente, ce qui expose nos quartiers aux inondations chaque hivernage et menace la santé de nos populations. L’économie urbaine est à l’arrêt, alors que notre position géographique devrait faire de Kaolack un pôle commercial de premier plan en Afrique de l’Ouest.
Il souligne des infrastructures vieillissantes, qu’il s’agisse de la voirie, des marchés ou des équipements publics ; une jeunesse en quête d’avenir, faute d’opportunités d’emploi, de formation et d’infrastructures sportives et culturelles dignes de ce nom ; une gouvernance locale trop souvent déconnectée des réalités et des attentes des citoyens ; des ressources économiques mal valorisées, à l’image de la SONACOS ou des Salins du Saloum, dont les retombées ne profitent pas suffisamment à la commune.
Face à ces défis, l’Aprodel propose un projet de rupture fondé sur sept axes prioritaires : une gouvernance de vérité et de proximité, la justice économique et fiscale et un assainissement à la hauteur des enjeux. À son avis, « Kaolack ne peut plus continuer à subir, chaque année, les mêmes inondations et les mêmes drames sanitaires.
Je m’engage à faire de l’assainissement une priorité absolue du premier mandat, à travers un plan pluriannuel de curage, de drainage et de modernisation des réseaux, en partenariat avec l’État et les bailleurs de fonds ». Parmi les axes figurent aussi le développement économique et l’entrepreneuriat local ; la jeunesse et le sport, piliers de l’avenir ; la valorisation du patrimoine et de l’identité kaolackoise ; et une intercommunalité de développement avec Sibassor, Dya, Khelkom Birane, Kahone et Dianfatt.
Bachir KANE






