Publié le 25 Oct 2012 - 22:35
PREMIÈRE AUDIENCE AVEC LE GROUPE BBY

Les vérités de Macky Sall à ses députés

Photo, Google

 

 

 

La déclaration des parlementaires de Benno Bokk Yaakaar exigeant du Premier ministre des explications relatives aux douze décrets d'avance de 64 milliards de francs Cfa pris par l'ancien régime n'a pas plu au président de la République pour qui cette démarche est un facteur d'affaiblissement de sa gouvernance.

 

L’audience que le président de la République a accordée aux députés du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY), ce mardi, n’a pas livré tous ses secrets. Selon des sources dignes de fois ayant pris part à cette rencontre, Macky Sall a exprimé sa surprise par rapport à la dernière sortie médiatique de ses hôtes. «En tant que majorité parlementaire, leur a dit Macky Sall, vous devez me soutenir plutôt que de chercher à m’affaiblir en exigences.»

Retour sur les faits. Lundi 22 octobre, dans le hall de l'Assemblée nationale, Moustapha Diakhaté livre à la presse une «déclaration» du groupe parlementaire majoritaire dont il est le président. Lui et ses collègues avaient «exigé la diligence dans les audits et des poursuites judiciaires contre toute personne impliquée dans les malversations financières», mais aussi «le passage à l'Assemblée nationale du Premier ministre pour s'expliquer sur les décrets d'avances.» Ceux-ci concerneraient une somme de 64 milliards de francs Cfa gérés «sans aucune transparence», mais prise en charge dans la Loi de finance rectificative (LFR) en cours «pour éviter des blocages» et «compte tenu de la continuité de l'Etat». Au final, les députés de BBY avaient «invité» l'Assemblée nationale à mettre en place «une commission d'enquête parlementaire pour faire la lumière sur tous (les) décrets d'avance...»

 

«Vous devez me soutenir plutôt que de chercher à m’affaiblir par des exigences.»

Cette démarche n'a donc pas plu au chef de l'Etat, présentement confronté à plusieurs foyers de tension dont les moindres ne sont pas la précarité sociale et la révolte des disciples de Cheikh Béthio Thioune.

Au cours de cette même audience, le président Sall, après avoir reconnu l'existence d'un déficit de communication entre l’Exécutif et le Législatif, a promis de rectifier le tir. Ainsi, a-t-il d'ores et déjà décidé d’institutionnaliser ce type de rencontre afin que les députés puissent relayer les «actions du gouvernement (qui) ne sont pas suffisamment visibles». A preuve : «Nous avons trouvé à notre arrivée un déficit public de 7% ; malgré tout, nous essayons de redresser la barre. Cela, il faut que les Sénégalais le sachent», a indiqué le locataire du Palais de la République. Sous ce registre, et alors que la session budgétaire démarre en novembre prochain, le président de la République, informent toujours nos sources, a ordonné à ses ministres de ne pas quitter le territoire jusqu’à la fin de la session «pour permettre aux députés d’avoir des informations».

Rappelons que cette première audience entre le chef de l'Etat et «ses» députés a duré 3 tours d’horloges (de 20h à 23h).

 

DAOUDA GBAYA

 

AVERTISSEMENT!

Il est strictement interdit aux sites d'information établis ou non au Sénégal de copier-coller les articles d' EnQuête+ sans autorisation express. Les contrevenants à cette interdiction feront l'objet de poursuites judiciaires immédiates.

 

Section: 
COALITION DIOMAYE PRÉSIDENT : La stratégie de déploiement
LIMOGEAGE OUSSEYNOU LY Pastef dans tous ses états
El Malick Ndiaye
KHALIFA A. SALL (TAXAWU SÉNÉGAL) : “Notre temps d’observation de 24 mois est terminé”
GRANDE INTERVIEW – 2 ANS DE DIOMAYE : Les leçons d’une prise de parole
AMINATA TOURÉ, SUPERVISEURE DE LA COALITION DIOMAYE PRÉSIDENT "Le moment venu, on saura répondre coup pour coup"
MODIFICATION ARTICLES L29 ET L30 - NON RÉTROACTIVITÉ DE LA LOI Entre confusion et amalgame
MAME MBAYE NIANG SUR LA MODIFICATION DE LA LOI ELECTORALE « Au nom de quoi se battre à la place de Diomaye ? »
DUEL AU SOMMET - RÉVISION CODE ÉLECTORAL : L’Assemblée tranche pour Sonko !
RÉFORMES INSTITUTIONNELLES AU SÉNÉGAL Entre l’ambition du consensus et le spectre du “forcing”
RÉFORMES CONSTITUTIONNELLES : Le FDR rejette les propositions et appelle à la mobilisatio
EN ASSEMBLEE GENERALE A THIÈS Le FDR critique la situation du pays et la réforme électorale
ABDOULAYE B. GNING (PRESIDENT DU FRONT PATRIOTIQUE Républicain (FPR – YOON WI)) "Le temps est grave notre République vacille, notre souveraineté s'efface"
EN TOURNEE A THIES : Barthélémy Dias appelle l’opposition à se structurer
Fête de l’indépendance à Thiès
LOI D’AMNISTIE : La politique noie le Droit
DIPLOMATIE / CANDIDATURE ONU : Macky Sall face à son grand oral à New York
CONFLITS INTERNATIONAUX Diomaye Faye alerte contre la banalisation du recours unilatéral à la force
GUERRE AU MOYEN-ORIENT – CRISE DU MULTILATÉRALISME : L'Afrique face à ses responsabilités
MODIFICATION ARTICLE L29 ET ABROGATION ARTICLE L30 DU CODE ÉLECTORAL Le FDR dénonce une forfaiture et annonce des manifestations