Publié le 19 Jul 2018 - 17:35
SUREXPLOITATION DES RESSOURCES MARITIMES

Greenpeace réclame le re-jaugeage des navires de pêche

 

Des militants de Greenpeace étaient hier devant les locaux de l’Agence nationale des affaires maritimes, pour exiger des actes dans la lutte contre la ‘’fraude massive’’ sur la déclaration au tonnage des navires de pêche industrielle.

 

L’organisation pour la défense de l’environnement Greenpeace ne lâche plus l’Agence nationale des affaires maritimes du Sénégal (ANAM). Hier, des militants de l’organisation non gouvernementale ont fait une descente au siège de la structure étatique ‘’pour exiger la publication de l'état d'avancement du processus de re-jaugeage des navires de pêche industrielle au Sénégal’’. Sur les banderoles, on pouvait lire : ‘’Légitimer la fraude au tonnage des navires, c’est compromettre la pêche’’ ou encore ‘’Re-jaugeage des navires : ANAM où en êtes-vous ?’’

Dans une déclaration, l’organisation explique que le processus de re-jaugeage des navires de pêche industrielle, démarré en 2016, traîne toujours, et ceci malgré les engagements pris par le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime ainsi que les lourdes conséquences financières, sociales et écologiques que la fraude au tonnage continue d’engendrer au Sénégal. ‘’Nous demandons au gouvernement de faire le point sur l'état d'avancement de ce processus et de publier les résultats de l'enquête interne diligentée à ce sujet, conformément aux engagements internationaux et régionaux pris par le pays. Sous-déclarer le tonnage brut d’un navire constitue une infraction à la législation du Sénégal et aux conventions internationales’’, peste Ahmed Diamé, chargé de campagne océans à Greenpeace Afrique.

Et les activistes ne comptent reculer d’un iota dans leur volonté d’amener l’État à passer à l’acte. Dans le document, ils rappellent : ‘’La présentation d’un nouveau certificat de jauge était une condition pour l’obtention de la licence de pêche à partir de 2017. En 2016, les autorités de l’ANAM et le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime avaient promis devant tous les Sénégalais que leurs services allaient prendre en charge le problème de la fraude au tonnage et que cette question serait résolue avant la fin de l’année 2016’’. L’organisation regrette que malgré ces promesses pompeuses, déclamées à grand renfort médiatique, les autorités tardent toujours à les mettre en œuvre.

‘’Cette fraude a un impact négatif sur les communautés côtières’’

 “Deux ans après, ces promesses n’ont pas été tenues. Outre les pertes financières pour le gouvernement sénégalais, cette fraude a un impact négatif sur les communautés côtières, les écosystèmes et les ressources marines’’, affirme Monsieur Diamé. Ce qui qui irrite le plus les gens de Greenpeace, c’est que cette léthargie intervient alors que, depuis 2015, leur structure a décelé une fraude massive sur la déclaration du tonnage brut de certains navires de pêche industrielle.

‘’Les éléments de cette fraude ont été révélés au grand public en mai 2015 par Greenpeace dans son rapport “Arnaque sur les Côtes Africaines : La face cachée de la pêche chinoise et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée. Dans ce rapport, Greenpeace avait révélé que des navires de pêche opérant dans les zones économiques exclusives (ZEE) de ces trois pays présentaient des tonnages bruts sous-déclarés’’, rappellent-ils, furax.

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