Ahmed Baba écoulait discrètement des armes

Vendre des stylos et des cahiers dans la journée, puis écouler des tasers et des poignards en toute discrétion… C’était le drôle de business d’Ahmed Baba, 45 ans, arrêté avec un véritable arsenal entre les mains.
Lorsqu’il a été interpellé, les enquêteurs ont découvert des matraques, 164 tasers, 128 pistolets (dont certains en jouet), des poignards, 15 couteaux et même des pompes à gaz. Un stock digne d’un magasin d’autodéfense clandestin. Pourtant, face aux policiers, l’homme s’est muré dans le silence, refusant de donner son adresse. Il a préféré leur faire croire qu’il dormait dans la rue.
Depuis cinq ans, il faisait discrètement tourner son petit commerce. Son fournisseur ? Un contact en Mauritanie. Mais devant le tribunal, il a joué la carte de l’innocence : ‘’J’ignorais que je ne pouvais pas vendre ces armes sans autorisation.’’ Une défense qui n’a pas convaincu le parquet, qui a demandé l’application stricte de la loi.
Son avocat, Me Taha Cissé, ne s’est pas éternisé sur l’argument de l’ignorance, reconnaissant que cela ne constituait pas une excuse. Il a toutefois plaidé pour une indulgence maximale, promettant que son client ne se remettrait pas dans ce commerce.
Reconnu coupable, Ahmed Baba a écopé d’une amende de 50 000 F CFA.
MAGUETTE NDAO