Publié le 14 Aug 2014 - 22:19
ACCUSE D’AVOIR VIOLE SA COUSINE DE 11 ANS

L’étudiant en 6e année de médecine encourt 10 ans de prison

 

Plus de cinq tours d’horloge ont été nécessaires hier pour faire la lumière sur le drame familial qui se joue entre B. Senghor, étudiant en 6e année de Médecine, et sa cousine de 11 ans. Cette dernière l’accuse de viol.

 

Si le juge suit le réquisitoire du parquet, l’étudiant en 6e année de médecine B. Senghor va passer les 10 prochaines années en prison. Il est poursuivi pour le viol de sa cousine âgée de 11 ans. En effet, la petite M. M. Tall, à peine âgée de 9 ans, venait de perdre son papa. Sa garde fut confiée à sa tante paternelle, par ailleurs, son homonyme. 

Tout se passait bien jusqu’au jour où elle a accusé son cousin B. Senghor, 29 ans, de l’avoir violée. « Il m’a trouvée la première fois en train de faire la vaisselle, il a abusé de moi. Quand je l’ai raconté à ma tante, elle a fait la sourde oreille», a raconté l’élève en classe de CM2 devant la barre. Elle a ajouté que son cousin a récidivé à trois reprises.

Un jour, alors que sa tante l’a envoyée faire des courses, elle en a profité pour prendre la fuite et aller se réfugier chez sa grand-mère. Là, elle a raconté sa mésaventure à sa maman qui n’a pas tardé à l’envoyer chez le médecin qui a constaté une défloraison de l’hymen et la présence de pertes blanches. Malgré l’intervention des uns et des autres, B. Senghor a été arrêté et traduit devant le tribunal des flagrants délits pour viol sur mineure.

Le prévenu parle de machination contre sa personne…

Hier, il n’a cessé de nier le viol. Mieux, il a juré sur tous les saints n’avoir jamais touché à la petite. «Il m’arrivait de la gronder, car elle rentrait tard de l’école ou n’amenait pas de bonnes notes. Mais je n’ai pas une seule fois levé la main sur elle», s’est-il défendu. Il est convaincu que toute cette accusation est une machination qu’il subit de la part de certains membres de leur famille.

Sa maman, par ailleurs homonyme et tutrice de la petite M. M. Tall, a confié au juge que sa nièce ne l’avait jamais tenue au courant des agissements de son fils. «Un jour, elle est venue me dire que son oncle Lamine Tall (petit frère de son père) est une fois monté sur elle ; je ne voulais pas la perturber, comme elle était en classe d’examen ; j’attendais qu’elle finisse pour l’amener en consultation», a-t-elle avancé. ‘’Si c’était votre fille, est-ce que vous vous seriez comportée ainsi ? lui a demandé le procureur. La dame a réitéré qu’elle ne voulait pas perturber l’année scolaire de sa nièce.

… La partie civile plaide coupable

Les avocats de la partie civile ne sont pas passés par quatre chemins pour se jeter sur le prévenu. «Je suis convaincu que si ce n’était pas lui, ma cliente n’allait pas le désigner», a souligné Me Alassane Diallo pour qui il n’y a pas de doute sur la réalité des faits. Il a demandé la somme d’1 500 000 F Cfa, à titre de dommages et intérêts. Son confrère Me Ndiogou Ndiaye a lui insisté sur le fait que la petite n’a jamais varié dans ses déclarations. La robe noire a ajouté que la tante de la victime, en l’occurrence la maman du prévenu, n’a pas éclairé la lanterne du tribunal, sûrement pour protéger son fils.

Faisant sa réquisition, le procureur ne s’est pas montré tendre envers le prévenu. «Il est appelé à devenir un médecin et si les faits sont avérés, ce sera un danger pour la société», a-t-il dit. Convaincu de la culpabilité de l’étudiant, il a requis une peine de 10 ans ferme à son encontre. A leur tour, les avocats du prévenu ont plaidé la relaxe au bénéfice du doute. Selon Me Abdou Daffe, la victime dit tout sauf la vérité et par conséquent, leur client ne doit pas être condamné, en se limitant aux déclarations de la petite M. M. Tall.

L’étudiant B. Senghor sera fixé sur son sort le 20 août.

NDEYE AWA BEYE

 
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