Publié le 27 Oct 2016 - 07:54
USURPATION DE FONCTION, ESCROQUERIE, VOL

Le faux journaliste vole des ordinateurs au bureau des Nations unies

 

Sur plusieurs vidéos de surveillance, on voit Pape Ibrahima Dia quitter des édifices après avoir dérobé des ordinateurs portables. Le bonhomme se faisait passer pour un journaliste afin d’accéder à ces lieux. Son procès prévu hier est renvoyé au 8 novembre prochain.

 

Certaines personnes usent du statut de journaliste pour extorquer des fonds, Pape Ibrahima Dia l’utilise pour voler des ordinateurs portables. Les institutions de la place sont ses cibles. Son modus operandi consistait à prétexter un reportage pour commettre un vol. Il est tombé, le 26 août 2015, en s’introduisant dans le bureau de Mb. Mbaye, sis au Patrimoine bâti de l’Etat. Ce jour-là, à l’entrée, il a laissé entendre qu’il avait un courrier à remettre à la secrétaire, pour pouvoir s’introduire dans un bureau et emporter un ordinateur portable. Sauf qu’en sortant, il a croisé le propriétaire. Avec culot, il lui a demandé s’il était bien M. Mbaye. Lorsque ce dernier lui a répondu par l’affirmative, il lui a dit : ‘’ce n’est pas grave’’, avant de hâter le pas.

Seulement, lorsque le monsieur est entré dans son bureau, il a vu que son ordinateur ne se trouvait plus là, il est parti sur les traces du visiteur qu’il a fini par rattraper. Il a découvert que le suspect avait dissimulé l’ordinateur dans le sac qu’il tenait en bandoulière. Le voleur a été conduit sous bonne escorte au commissariat central de Dakar. En menant leur enquête, les policiers ont découvert que le mis en cause n’était pas à son premier coup d’essai, car il a été identifié dans plusieurs vidéos transmises par des plaignants victimes du même stratagème. Parmi les victimes, il y a des particuliers, mais aussi des structures comme l’Institut africain de développement économiques (IDEP) des Nations unies et l’AXXEND Sénégal.

Au bureau des Nations unies, Pape A. Dia s’était présenté comme un journaliste venu couvrir l’évènement qu’organisait l’institution. Lorsque la réceptionniste lui a autorisé l’accès des lieux, il a profité de la pause-déjeuner pour subtiliser trois ordinateurs portables. Le pire, selon toujours les éléments du dossier, le prévenu s’était présenté sous le nom de Mamadou Sarr. Un faux nom avec lequel il a obtenu un permis de conduire et loué un véhicule au GIE SERAM.

Actuellement, le faux journaliste croupit en prison pour vol, usurpation de fonction, faux et usage de faux dans un document administratif et escroquerie. Son procès prévu hier a été renvoyé au 8 novembre prochain, à cause de l’absence de certaines parties civiles.

FATOU SY

Section: 
DISCOURS DE LA HAINE AU SÉNÉGAL - ÉTUDE DE “TOURNONS LA PAGE” Les facteurs déclenchants, recommandations et impacts
"Terou JOJ"
MIGRATION EN MER VERS L'EUROPE : Unreculdeprèsde60%au premier semestre de 2026
NON-RESPECT DES ACCORDS DANS L’ÉDUCATION Le G7 annonce trois jours de grève
Affaire Nourah Ba
MARIE KHONE FAYE (PREMIÈRE DAME) : "Pourquoi je me suis engagée aux côtés des femmes et des filles"
Justice climatique
CORED : L’intelligence artificielle à l’épreuve de l’éthique journalistique
MENACES DE GREVE GENERALE - LE FSDT A MBOUR Mody Guiro hausse le ton face à l'État
Des comprimés de tapentadol saisis dans un bus à Koungheul
IA ET CYBERMENACES : Les États africains face à l’urgence d’une riposte continentale
Affaire Modou Ngom
PARUTION - « A LETTER TO MY YOUNGER SELF » Dix-sept femmes africaines écrivent à celles qu’elles étaient
RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027 À NOTTO DIOBASS : Vingt-trois millions pour les fournitures, des besoins en papier persistent
CONSEIL DES MINISTRES : Diomaye Faye en croisade contre les inondations
RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027 : Les cours reprennent, les inondations retardent encore certaines écoles
LUTTE CONTRE LES VBG : Quand le Sénégal s'inspire du modèle Béninois
EXÉCUTÉS À GIGNY EN 1940 Yali Fall et Souleymane Ly, la mémoire retrouvée
ACCUSATIONS SUR LE FINANCEMENT DES SALAIRES : Sen TV porte plainte contre Cheikh Bara Ndiaye
VIOLENCES CONTRE LES FEMMES ÂGÉES : Des abus encore largement invisibles