Publié le 18 Nov 2021 - 13:39
VACCINS CONTRE LA COVID-1

Plus de 200 000 doses périmées 

 

Le Sénégal a perdu plus de 200 000 doses de vaccin en fin octobre. Cela équivaut à près de 810 millions en francs CFA de perdus.

 

On comprend un peu mieux la posture du chef de l’Etat qui veut imposer un passe sanitaire pour accéder dans les lieux publics au Sénégal. Fin octobre, le pays a perdu beaucoup de vaccins : 200 000 doses de vaccin sont périmées. A raison de 7 dollars le vaccin, cela équivaut à près de 810 millions F CFA perdus. Si on en est là, c’est à cause de la faible participation des populations à la vaccination. Le coordonnateur du Programme élargi de vaccination (PEV) indique qu’il y a eu ralentissement des activités de vaccination, surtout après la fin de la 3e vague. ‘’Nous avons remarqué, souligne le docteur Ousseynou Badiane, qu’il y a eu beaucoup de problèmes et les gens, actuellement, se font désirer pour se faire vacciner. Alors que les vaccins sont disponibles et certains même sont en train de périmer au niveau des structures de santé’’.

‘’Quand nous avions fait la situation, en fin septembre, nous avions 5 000 doses de vaccin AstraZeneca qui étaient périmées. A la fin du mois d’octobre, ce chiffre a été multiplié de manière exponentielle. Nous avons un peu plus de 200 000 doses qui sont périmées en fin octobre. Si la même tendance se poursuit, d’ici décembre, nous allons avoir une quantité qui sera multipliée par deux par rapport aux vaccins qui sont périmées’’, a renseigné le Dr Badiane hier, au cours d’un atelier d’échange avec l’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD) sur la vaccination et la riposte.

Selon le coordonnateur du PEV, depuis le démarrage de la vaccination, le 23 février 2021, les couvertures sont assez faibles par rapport à la cible. En début d’année, au lancement de la campagne, le ministère de la Santé et de l’Action sociale tablait, dans l’urgence, sur 3,5 millions de personnes, représentant la population totale des cibles prioritaires. Ces cibles stratégiques tournent autour de 20 % de la population. Il s’agit des personnels soignants, des personnes âgées ayant plus de 60 ans et les personnes à comorbidité.

En outre, il révèle qu’il y a un plan de relance opérationnel élaboré au niveau des districts sanitaires. Ce sont les districts et les régions médicales, informe-t-il, qui ont élaboré des plans de relance, en tenant compte de leur spécificité et des solutions qu’ils ont proposées pour relever les difficultés, notamment la couverture et la péremption des doses.

Plus de 908 mille personnes ont été complètement vaccinées

Chez la population de plus de 18 ans, renseigne le Dr Badiane, 14 % ont reçu au moins une dose de vaccin. ‘’Un peu moins de 10 % pour ceux qui sont complètements vaccinés. Ce qui fait au total plus de 1,3 million de personnes qui ont reçu une seule dose. Il y a plus de 908 mille personnes qui sont complètement vaccinées, alors que nous avions souhaité au moins 20 % de la population, d’ici la fin de cette année’’, fait-il savoir.

Par ailleurs, il souligne qu’il y a des disparités dans la vaccination au niveau des régions. Dakar (21 %), Thiès (11 %), Saint-Louis (14 %) sont les plus avancées. ‘’La région qui est le plus en retard est Diourbel où on peine à avoir 3 % de couverture vaccinale’’, dénonce le coordonnateur.  

Dans tous les cas, précise le Dr Badiane, le passe sanitaire a montré son efficacité dans les pays où il a été instauré et cela a permis à des pays comme la France d’atteindre des couvertures élevées de vaccination. ‘’Je pense que c’est une bonne chose de l’instaurer. Cela pourrait amener les gens à se faire vacciner. C’est une bonne idée qui pourra booster la couverture vaccinale’’, ajoute-t-il.

Intégrer le vaccin contre la Covid-19 dans le PEV

En plus du passe sanitaire, le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a intérêt à intégrer le vaccin de la Covid dans le PEV. Cela, estime le docteur Ousseynou Badiane, va permettre de pouvoir vacciner en continue. A son avis, l’objectif visé, d’ici la fin du premier trimestre 2022, est d’atteindre au moins 50 % de la population qui constitue les populations âgées de 18 ans.

Pour ce qui est des médicaments, il précise qu’il y en a qui sont à l’étude, mais ils ne sont pas en compétition avec les vaccins. Ce sont des stratégies supplémentaires. Actuellement, estime le Dr Badiane, la disponibilité des vaccins est bonne. C’est plus un problème de demande que d’offre de service.

VIVIANE DIATTA

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