PIT

“Il n'y a pas longtemps, le secrétariat du PIT–Sénégal titrait une de ses déclarations 'Où va le Sénégal'. Moi, militant de ce parti, me pose à contrario la question où va le PIT de nos jours ?”. C'est par cette interrogation que le docteur Boubacar Danfakha démarre sa contribution parcourue par ‘’EnQuête’’.
À son avis, le PIT doit faire le bilan de son compagnonnage avec l'ancien régime et travailler à changer de cap. “Quand on a été rejeté massivement par les Sénégalais, il y a mieux à faire que de donner des leçons”, écrit-il. Que faire alors pour redorer le blason de ce parti ? Il estime que, d'abord, il ne faut pas tomber dans le piège des appels au dialogue dont la finalité recouvre deux objectifs : “Arrêter ce qui est en cours : la reddition des comptes par exemple ; recycler des acteurs politiques particulièrement indélicats, prêts à refaire la sale besogne au détriment du peuple.”
...Selon le Dr Danfakha, le PIT doit sortir des coalitions et surtout celles qui n’ont aucunement l’onction du parti. Aussi, prêche-t-il, il faut “arrêter sans délai cette fuite en avant du secrétariat du parti, dont les déclarations successives récentes ne font que vendanger toutes les sympathies engrangées par le parti du fait du labeur glorieux de nos leaders historiques”. BBY, selon lui, doit leur servir d'exemple, car elle s’est avérée être une coalition des plus nocives pour le pays.
Dans le même sillage, il indique que “la commission centrale de contrôle doit sortir de sa très longue et profonde hibernation”, pour leur “expliquer en quoi la ligne adoptée actuellement par le secrétariat est bien” celle du PIT. De l'avis de M. Danfakha, Samba Sy est disqualifié pour lancer un appel au dialogue, puisque lui-même n'arrive pas à dialoguer avec son opposition interne. “La mésentente dure déjà depuis quelques années et certainement pas au profit du parti. En un mot comme en mille : il urge d’abandonner la ligne de compromission, tant il est vrai qu’elle jure étrangement avec une ligne marxiste-léniniste. La bonne fonction qui est nôtre, à savoir la capacité d’orientation et de réorientation de nos luttes pour la retrouver, passera nécessairement par-là”, insiste le communiste.