Une information judiciaire ouverte pour un préjudice de 2,225 milliards de francs CFA

Le parquet financier a ouvert une information judiciaire contre deux agents du Consortium africain de conseil et d’organisation (CACO) et contre X. L’enquête menée par la Division des investigations criminelles a mis au jour plusieurs cas présumés de surfacturation portant sur plus de 2,2 milliards de francs CFA.
Une information judiciaire a été ouverte dans une affaire de paiements de factures présumées fictives impliquant le Consortium africain de conseil et d’organisation (CACO), filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Dans un communiqué daté du 13 août 2026, le procureur de la République financier, El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla, annonce que la procédure vise deux agents de la CACO ainsi que toute autre personne dont l’implication pourrait être établie par l’instruction.
L’affaire a débuté le 18 novembre 2024, lorsque le directeur général de la Caco a saisi la Division des investigations criminelles (DIC) d’une plainte portant sur le paiement de factures qui ne correspondraient à aucune prestation effectivement réalisée. Les investigations menées par la DIC auraient révélé plusieurs cas de surfacturation. Le préjudice provisoirement évalué par les enquêteurs s’élève à 2 225 584 769 francs CFA.
Plusieurs qualifications pénales retenues
Au regard de la gravité des faits relevés par l’enquête, le parquet financier a décidé d’ouvrir une information judiciaire contre deux agents de la société et contre X. Les poursuites portent sur les chefs d’association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture privée de commerce ou de banque, détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et complicité de détournement de deniers publics.
L’ouverture de cette information judiciaire devrait permettre au juge d’instruction de déterminer les responsabilités dans le paiement des factures incriminées, d’identifier les éventuels autres bénéficiaires et de retracer les flux financiers concernés. À ce stade de la procédure, les personnes visées bénéficient de la présomption d’innocence. Il appartiendra à l’instruction de confirmer ou d’infirmer les faits et les qualifications pénales retenus par le parquet financier.






